Proposition : Genève accueille le fonds de la bibliothèque.
Genève est une ville qui a besoin de satisfaire de nombreux lecteurs nonfrancophones
(travailleurs, ONGs, Organisations internationales...)
L'ARBRE à LIVRES anticipe sur une
Bibliothèque universelle.
Je cherche à constituer un comité autour de cette idée:
une bibliothèque intersociale .
et évidemment interculturelle1 Le fonds est constitué principalement
lors des Forums Mondiaux Sociaux.
Un appel à don du livre est officiellement organisé à chaque
Forum Mondial Social.
Le fonds appartient au W S F
hors territorialité
2 La bibliothèque Intersociale est interculturelle et multilinguistique.
Le Comité constitué autour de l'idée d'une bibliothèque
B .I. (nom provisoire) aurait en charge de soumettre un lieu concret pour son
dépôt permanent.
3 La bibliothèque serait présente à chaque Forum Mondial
Social .
Un lieu de collecte de livres et documents, et de présentations serait
proposer comme un outil au service de tous (orateurs, ONGS, animateurs d'ateliers, éditeurs
indépendants..) (Voir L'ARBRE à Livres de Mumbay).
4 la bibliothèque aurait une certaine responsabilité:celle
de la Mémoire
des F S M.. Unoutil de lien entre chaque Forum.
Un archivage virtuelle mais simple d'approche est un des sujets
que doit étudieer
la commission de préfiguration de
la BIBLIOTHèQUE Intersociale.
février 2007
Pensez vous que cela doit rester fiction?
Le Forum Mondial Social
un évènement retentissant
accueille des milliers de visiteurs
"L'arbre à livres",
projet artistique, est d'abord la librairie centrale qui recevra
dans ses racines , les éditions des auteurs , des orateurs
et des ONGs, accueillis par le F.S.M. Ses branches sont la
représentation en volume de l'arborescence d'un futur
site de l’internet qui se complètera peu à peu
en fonction des informations données par les visiteurs
. En effet, chacun peut monter dans les branches de cet arbre
et chercher la place particulière de sa feuille . Une équipe
d’accueil fabrique et agence les nouvelles brindilles
et le feuillage. L’organisation des branches reprend
les grandes thématiques du Forum Mondial Social : culture
- exclusion - guerre - enfance - économie - planète
Terre - travail
Chacun peut affiner les sous-groupes de
ce thesaurus en fonction de ses spécificités.
L'arborescence s’enrichit ainsi peu à peu d’extraits
de livres, des textes inédits, d’ images fixes
et animées, et de liens.
La priorité est donnée aux auteurs et aux éditeurs qui
ont la possibilité de confier leurs écrits à des websmasters
, présents sur place . Ces derniers mettront en ligne, partiellement
leurs ouvrages, en direct (système de reconnaissance optique, après
accord sur droit d’auteurs) .
Il s'agit donc de constituer le fonds d'une
bibliothèque virtuelle accessible à tous.
“ L’ARBRE à LIVRES”
Les images parlent d’elle-même. ”L’ARBRE à LIVRES” a
bien poussé. Ce fut un bel édifice, coloré, utile, fascinant.
Nous avons habité tous les jours entre ses racines et ses branches, accueillis
des centaines de personnes , curieuses de cette sculpture habitable ou amateurs
de livres. Nous avons accueilli des écrivains esseulés, des acteurs
d’ONGS, d’universités,ou de micros associations en mal de
stand, des éditeurs qui pouvaient ainsi utilisés “L’ARBRE à LIVRES “comme
lieu de rendez-vous : Nous avons essayé de promouvoir des rencontres entre
ces personnes et le public tout les jours à 14 heures. Nous étions
en face du Dinersroom, ce qui facilitait les retrouvailles, sur l’avenue
principale de cet immense capharnaum que fut le World Social Forum. Toujours
nous avons favorisés les rapports de proximité malgré les
obstacles de la langue . Et rien que pour cela, merci à toute l’équipe. ”L’ARBRE à LIVRES” .
Notre emplacement fut exceptionnel, sur un terreplein, à l’ombre,
nous avons vu défiler toutes les physionomies et tous les costumes du
monde.
Un nouveau service: “ L’ARBRE à LIVRES” permet la mise
en dépot d’éditions (multiples, livres, Videos, CDS, documents...)
le temps d’une manifestation. C’est un outil pour tout ceux qui souhaitent
diffuser leurs ouvrages, même à tirages modestes, et tout ceux qui
veulent retrouver des éditions à la suite d’un atelier ou
d’une conférence auxquels ils ont pu assister . L’invitation
au dépot est en priorité faite aux orateurs invités par
l’organisation : seuls les auteurs francophones le surent en amont, grâce à un
volontaire astucieux (merci Grégoire).
Nous avons connu un cas de livre tendancieux, et nous avons demandé à un
de ses détracteurs d’avoir un droit de réponse, en glissant
un carte dénonçant les passages qui lui paraissaient inacceptables.
Ce qu’il fit avec beaucoup de sérieux et nous remerciant d’avoir
pu prendre la parole.
Ce livre traitant du problème épineux des castes.
“ L’ARBRE à LIVRES” est donc un kiosque, un outil pour
les usagers du forum. Il a fallu perpétuellement improviser, notamment
après le deuxième jour , car de nombreux livres avaient été chapardés,
notamment un manuscrit inédit ( heureusement sauvegardé). Les jours
suivants tous les livres étaient attachés un par un aux rayonnages
par une longue cordelette. La confusion avec les documents gratuits n’était
plus possible.
Nous avons vite compris que nous ne pouvions pas compter sur le comité organisateur.
Nous avons donc trouver nos pass nous-même, ouvert la ligne électrique,
placer nos propres lampes, remplacer les volonters promis (bénévols)
etc...
Et surtout monter notre propre équipe de constructeurs, charpentiers,
platriers peintres, car le constructeur officiel du forum entendait bien profiter
de la situation pour se gaver.
Et cela sur un projet qu’il fallut tout remanier une semaine avant le
début. La rencontre fut une belle partie de plaisirs partagés.
L’équipe a été très concernée et je
n’avais jamais vu une telle souplesse dans les gestes qui font passer
les rares outils d’une main à une autre . Les artisans ont donné toute
la bonne volonté et la chaleur humaine qui pouvaient manquer dans les échelons
supérieurs. Ce fut pour moi une des plus belle rencontre et , aujourdhui
je me prépare à partir au mariage du fils de mister Desal , le
maitre menuisier de “ L’ARBRE à LIVRES” .
Art et politique: Pour qui se prennent ils?
Toujours sur la défensive car incapable de concilier les divergences,
fatigué par la pression financière le comité indien opte
de jour en jour pour une attitude étriqué : La place de chacun
a du être négocié finalement sur place, à la grande
surprise de beaucoup d’ONGS qui s’attendaient à un autre
comité d’accueil. L’essentiel des discussions portant sur
quelle somme le comité du WSF pouvait bien retirer de la présence
de chaque organisation étrangère présente . On a pu voir
ainsi une organisation allemande renoncer à son colloque dans les murs
du Forum( 3000 $US d’imprévus, c’était un peu trop).
Heureusement, l’enthousiasme venait de la base, de cette multitude de
délégations venues de très loin, au prix de grands sacrifices.
Le capt Maitalal GURUNG , membre agé du parti VERT du Népal,
après deux jours de voyage , transportant des sacs de toiles pour financer
ce périple, objets qu’il se fera voler une fois arrivé,
logé à la belle étoile devant la grande scène,
au même titre que des centaines de personnes trouve encore la force de
nous parler du problème de l’eau que connait son pays ( et toute
l’Asie). Une consternante réalité à Mumbai notamment,
ville de 22 millions d’habitants, et où l’eau courante et
les égouts ne sont qu’un seul et même cloaque. La privatisation
de son réseau ne serait évité que si un effort radical
des pouvoirs publics pour endiguer la pollution est soutenu.
A quand une place réelle pour la création artistique au sein
des forums mondiaux et non pas seulement une relation de dépendance
vis a vis des bailleurs politiques?
La création est encore considérée comme une gentille animation
qu’il faut supporter à temps perdu, comme décorative ou
comme faire-valoir dans de grandes-messes pendant lesquels des concerts de
vedettes attirent le public et font passer des discours qui seraient fastidieux
sans expression festive . Un fossé s’est creusé.
Pourtant la création permet d’ouvrir le cercle aux non initiés,
aux non-déjà-convaincus: là où les mots se sont épuisés,
les images imprègnent .
Les images répondent à une conception du monde et de la société.
Elles pratiquent de cette conception Les découvrir c’est admettre
un angle de vue, une façon d’être et de voir les autres.
Il est induit qu’on demande une attitude morale à une oeuvre esthétique.
Alors que les professionnels politiques tendent à une apparence culturelle
la plus fade possible .(sauf exceptions des combattants pour un droit à la
différence qui afficheront des signes ostentatoires).
Un point commun entre les culturels et les politiques. ils aiment faire bouger
les choses,: Subversion, humour, transgression, sont des armes du changement
.
Un point de divergence entre culturels et politiques: les politiques craignent
la dérision: peut-être se projettent ils déjà au
pouvoir ?
Ce qui est délicat dans la programmation artistique: confiée à des
curators professionnels ( et pour qui leur carrière prime sur la mise
en valeur de leurs choix artistiques. ou bien un artiste praticien commissaire
d’exposition, vite dépassé par la charge de travail)
On a senti à quel point le responsable visuel n’était qu’un
executant sans rôle à part entière , sans le pouvoir d’être
responsable .
Question : Avoir une belle écriture évince t il d’ avoir
une parole?
Les politiques auraient peur des culturels? si oui, ils auraient raison .
En tout cas, une discrimination par l’argent est imposé suivant
que vous soyiez autochtones ou étrangers., et plusieurs ONGs ont ainsi
réduit ou annulé leurs prestations . On comprend que le comité indien
ait de lourdes charges, et soit aux abois. On veut bien participer à certains
frais. Mais souvent les tractations prirent le pas sur le contenu social du
forum, ou sur la portée d'une oeuvre artistique. On a pu voir ainsi
l’éditrice nantie mais indienne du journal du World Economic Forum
payer 100 roupies alors qu’une chomeuse étrangère d’un
petit organe de presse paya 50 US$ pour le même service.
Les politiques n'ont pas encore appris à tirer parti de la création
contemporaine. Ils auraient pourtant tout à gagner de s'afficher solidaires
des arts en tant que production véhiculaire.
Par contre, merveilleuse fut cette incessante déambulation de cette
multitude de petites organisations venues des quatres points cardinaux et qui
n’ont parfois que leurs danses et leurs chants pour exister dans ce concert
des peuples . J,aurais aimé avoir leur nom et leur provenance, c’est
pour cela que les derniers jours, nous avions une carte de l’Inde, afin
de cocher chaque origine . Les gens d’Assan, ceux du Bengal ouest, les
Népalais harrassés, les Coréens disciplinés
Les Tibétains nombreux et très organisés, et plus loin
encore...
Les coulisses de“L’ARBRE à LIVRES” accueillait les
uns et les autres, pour une sieste ou pour deviser, tranquillement avant de
rejoindre le flot humain. Le hamac n’a pas désempli.
Des volontaires spontanés sont venus nous proposer leurs services, après
nous avoir vus à la télévision. En effet, la presse a
très bien relayé “ L’ARBRE à LIVRES” :
au moins 8 télévisions dont quatre nationales, et environ 10
articles de presse écrites dont deux nationales. Dossier en constitution.
La leçon a tirée est peut-être que la presse a besoin d’actes
( “ L’ARBRE à LIVRES” en est un) et ne se donnera
pas la peine de décortiquer le message d’un atelier portant sur
un sujet apparaissant comme rébarbatif.côté finance: le
projet a été soutenu par l’associations culturelles RERC
et “Avec vue sur la Mer”.(pour environ 10 % du cout total).
Le bilan est donc dans le schwatrz, mais enfin pas plus que n’importe
quelle entreprise qui lancerait un produit. Nous, nous lançons un produit
social:”L’Arbre à Livres”, kiosque de diffusion de
paroles minoritaires, un service auprès des auteurs et de leurs publics:
Les festivals ne pourront plus faire sans .
Les réponses auprès d’une fondation et d’un sponsor
se font attendre, mais nous sommes sûrs que maintenant que l’opération
s’est déroulée avec un succès publique et médiatique,
nous aurons rapidemment des nouvelles salvatrices .
La bibliothèque virtuelle, publique et gratuite a été amorcée:
Nous souhaitons la continuer en Europe, puis la confier à Porto Alegre
lors du prochain World Social Forum. J’en reparlerai si vous en exprimer
le désir, mais je dois d’aborb me concerter avec le projet “Mosaïco
de livros, biblioteca social mundial” au Brésil qui commence une
bibliothèque (non virtuel) pour le WSF.
Une pâle esquisse réalisé à distance : www. booktree.org
Gérard Montel aa préparé une structure par le logiciel
4D.
Florence Nussberger fut une perle précieuse y compris dans les méandres
diplomatiques.
Miloï, Frédérica, et De Pankarh furent d’habiles dessinateurs
et surent être disponibles notamment pour permettre des ateliers impromptus
.
Qu’ils soient tous remerciés, de leur assiduité au projet
malgré les conditions parfois minimum.
et Merci à Véronique pour tout.
remarques:” L’initiative de Genève” est inconnue en
Asie ( d’après un sondage superficiel mais continu sur 6 jours
auprès de délégués d’organisations variées,
y c ompris pacifistes !) Nous aurions pu avoir cette vocation de diffusion,
ce n’est pas faute d’avoir essayer.
Beaucoup de petites associations asiatiques travaillant concrètement
sur l’éducation et l’enfance . Et beaucoup reste à faire
encore, concrètement.(“School without Wall” ou les enfants
ruraux musiciens de cette ONG canadienne
que nous avons reçu pour un atelier de peintures autour de l’ARBRE à Livres
et nous ont ensuite prodiguer toute la précieuse douceur d’une
nuée de papillons souriants.
Beaucoup d’organisations occidentales ont brillé par leur absence,
tel que ATTAC malgré la subvention qu’elle fit parvenir au WSF
de Munbai d’après son propre compte rendu financier, et quelques
membres épars cherchent encore son stand ou sa littérature .
Ou bien comme le représentant, pas frais et moulu, de cette organisation
pour l’enfance tout juste descendu de l’avion venant de Washington
qui fut très content de trouver l’ARBRE à LIVRES pour déposer
ses luxueuses éditions , en faire une photo entre nos mains( “pour
mon boss” nous dit il), afin de pouvoir quitter illico ce pays septisé,
et hostil aux vassaux de Bush junior .
A noter que comme à Porto Alegre, les SansTerre étaient nombreux
, mais ils ont organiser une “MELA” (la première) à une
dizaine de kilomètres du site du WSF. Nous nous y sommes rendus pour
découvrir une manifestation sérieuse et fraiche en même
temps, généreuse et attentive, chargée du convivialité et
de saine curiosité. Leur grande précarité les a meurtris
mais ils espèrent encore. Encore un peu, avant la colère. Pendant
quelques heures nous étions loin de l’air vicié de Mumbai
.
(en 2006, une manifestation de milliers de personnes bloque
New Delhi et Mumbai des jours durant)
"L'ARBRE à LIVRES"
Pour que circulent les écrits
“Comment pourrait-il y avoir une instance mondiale sans bibliothèque
?
- Même dans la Tour de Babel, se trouvait sûrement une bibliothèque.
Comment ne pas rompre la dynamique entre les Forums Sociaux Mondiaux successifs
?
- Si ce n'est par des outils durables,évolutifs et publics !
Comment continuer les dialogues amorcés?
- Si ce n'est en s'appuyant sur les connaissances et les premières reconnaissances
?
Aucun monde ne peut se construire sans un fonds commun : des paroles-pactes.
Le World Social Forum se doit de constituer un fonds de paroles-actes, paroles-pactes:
- Un fonds de livres et une collection d'oeuvres d'art, évidemment domaine
public.
Il se doit d'affirmer son identité par des choix particuliers, qui seront
sans doute éclipser par des priorités futures et singulières,
mais qui par leur partialité témoigne d'un moment de la société .
-Les paroles des orateurs et leurs éditions,
-les gestes des créateurs et leurs actualités,
-les cahiers des collèges de réflexion et leurs commentaires
.
Le savoir,libre de circulation est alors malléable et moteur de ses
propres mutations.
Le net semble offrir cette liberté. Il serait ce grand silo pour stocker
la matière première de nouvelles utopies . Parce que les idées
sont fertiles, poussera la graine d'un arbre. Ses racines puiseront dans les
livres sa substance .
Et les branches de "L'Arbre à Livres" seront ancrées
dans le ciel,
de tous visible."
Franck NA, Mumbai 15 janvier 2004
gevona@freesurf.ch
"
L'ARBRE à LIVRES""L'ARBRE à LIVRES"
La société civile fut longtemps cette majorité silencieuse,
interlocutrice des coopérants au développement, cliente de l'humanitaire,
matière malléable des électables, cible facile d'armées
aveugles.
Aujourdhui, elle parle, elle s'agite, elle se rebiffe.
Elle ne veut plus faire partie des collatéraux; elle ne veut plus que
l'on fasse son bonheur malgré elle; elle n'attend plus passive les coups
du sort et les plans d'aménagements d'obscures et lointaines organisations.
Elle ne veut plus voir ses savoirs-faires, ses connaissances pillées
et mises sous licences privées. Elle ne veut plus faire l'objet d'expertises
: elle veut en être le sujet .
L'oligarchie ( le pouvoir autoproclamé) des entreprises mercantiles,
des fiefs financiers, des administrations carrièristes ont désormais
en face d'eux, une dissidence : celle de ceux qui sont le fondement même
de toute société démocratique: les civils.
Parmi C'est peut-être pour cela que même les forums mondiaux sociaux
ne peuvent pas englober toutes ces émergences collectives, au risque
de dissiper les sinergies. Parce qu'un Forum Mondial Social ne peut pas accueillir
sur le même plan toutes les directions , et parce que le société civile
n'appartient à personne.
Ainsi, les plus vifs des mouvements sociaux furent à Mumbai souvent
en dehors de la programmation officielle du Forum Mondial Social. Ils seront
présents presque malgré le comité organisateur, sans aucun
statut . On trouvera en dehors de l'enceinte du Forum un meeting sur la privatisation
de l'eau, ainsi que la très accueillante "Mela" (festival
politique des paysans sans terre, à une dizaine de kilomètres
du site, sans parler de "Résistance" ( le sommet des exclus
et des ultras), qui se déclare ouvertement comme contre-forum.De son
côté, le comité officiel reproche à Résistance
d'avoir une pensée politique sclérosée dans des dogmes.
Mais difficile de dénigrer Résistance quand on sait que s'y trouve
par exemple un syndicat agricole du Kerala et qui représente à lui
seul 2 millions d'adhérents !
On trouvera encore dans le "off ", le poignant défilé des
associations d'handicapés , qui furent refusées par le comité organisateur
, ce qu'il reconnaitra finalement comme une erreur ( cf, Politis n.°:786).
On trouvera même la très vénérable organisation
VIA CAMPESINA, qui regroupe des paysans du monde entier et dont fait partie
par exemple La Confédération Paysanne. Afin de ne pas prendre
partie entre "Résistance" et le comité officiel, Via
Campesina choisira d'installer un chapiteau en dehors des deux fiefs (les soidisants "Ultras
de Résistance " et les progressistes du comité indien) ,
un lieu neutre des tensions entre les différentes formations politiques
qui en Inde sont si conséquentes et si anciennes qu'elles connaissent
forcement un passif d'actions communes et de divergences) . Ce choix d'être
présent mais dégagé de toute tutelle,Claude Girod l'expliqua
le 10 février à Genève. Mais en même temps, si vous
lui demandez si elle était au quatrième Forum MondiaL Social,
elle vous dira "OUI, j'étais avec mon organisation au 4.me Forum
Mondial Social. "alors qu'ils n'étaient pas dans la programmation
officielle,qu'ils n'ont pas pu bénéficier de sa communication,que
vous ne les trouverez pas sur le catalogue. Et donc on souffert d'une fréquentation
moindre même si les représentants Via Campessina des quatres coins
de la planète ont pu se retrouver entre eux et concocter des choix communs
de politique agricole, en matière de souveraineté de la Terre,
souveraineté alimentaire, et au sujet des Semences .Mais le Forum Social
c'est cela. Parce que le forum social se passe aussi en dehors de ses propres
murs. Parce que le off est aussi le Forum:. Le forum c'est aujourdhui encore
tout ces mouvements sociaux, parfois spontanés, parfois contradictoires
qui ont pris le forum comme rendez vous . C'est le prix d'une organisation
horizontale. Le déterminisme d'un comité central est nécessaire
pour éclaircir des priorités et concentrer l'énergie sur
des points précis. Mais son rôle est aussi de laisser des espaces
vacants, des tribunes libres et des vitrines ouvertes comme pu l'être
l'ARBRE à LIVRES.
"El
ARBOL DE LIBROS"
Es propicio de reforzar la iniciativa de
crear una biblioteca social y cultural que acompañe
a los diferentes Foros? " El arbol de libros" (Mumbay),
y luego "Mosaîco"(2005) se acerco a lo que
podria ser: -un simbolo de reunion , un lugar de encuentro
con los autores, editores..-un espacio de descanso, (una siesta
a la sombra de una buena lectura)-un centro visible de deposito
de libros que seran donados de la parte de los visitantes a
la futura biblioteca ,un reflejo de los diferentes polos de
interés que contribuiran a la construccion de la biblioteca
(thésaurus)Un kiosco de informacion (que concierne particularmente
escrituras , cd's , dvds, producciones de videos que tratan
los diferentes sujetos abordados por el foro, -una oficina
para incitar a quienes quieran dar la autorizacion de conceder
una parte de sus escritos a una futura biblioteca social y
virtual un monumento faro:
simbolo de acceso de conocimiento a una mayoria
Reflejo de los principios del foro independientemente de las
fechas , y de sus localizaciones geograficas, utiles de intercambio
ofrecidos a los visitantes del foro y a los autores
Esta empresa no podra ver el dia si no es ayudada
por una estructura dinamica a la cual yo me siento muy entusiasta
de participar y sobre todo sin la tutela voluntaria de los comités
oficiales del foro. El proximo Foro tendra lugar en Venezuela
y me dirijo a usted para preguntarle si usted esta de acuerdo
de encontrarnos con el fin de considerar una colaboracion sobre
el projecto de la biblioteca social, cultural y virtual. Yo ya
tengo la practica que me permite de afirmar que me siento capacitado
de constituir los fondos y de fabricar el objeto de colecta y
de centralizar la llamada a la construccion de un fondo para
la biblioteca social mundial. Un pequeño equipo esta listo
para concentrar su energia en este projecto. Podriamos considerar
una entrevista con el fin de ver si este proyecto corresponde
a sus atribuciones? La primera iniciativa yo fui quien la llevo
a cabo y agradezco al señor Ziegler y al señor
Francesco Whitacker que creyeron desde el principio en este proyecto.
Pero que tipo de estrategia podemos adoptar hoy? Como podemos
constituir un comité que se porte garante de la ética
y del método de esta biblioteca?(debe depender de una
sola ciudad?) Existen ya varias organizaciones que estan interesadas
en implicarse en esta operacion . La ultima de la cual tuve novedades
es el Departamento de ciencias de la educacion de la Universidad
de Ginebra; pero una vez mas ,su aporte no es sino parcial Es
para exponerle este proyecto y estas preguntas que enhelo poder
reunirme con usted Muchas gracias de tomar conocimiento y consideracion
de estas reflecciones y quedandome a su disposicion,
lo saluda cordialmente Franck NA
Une
bibliothèque
nomade . Cette initiative devrait être
poursuivie au dela du Forum Mondial Social 2006. Pour
le très historique
Forum Mondial Social de 2006, nous espérons
qu'un nouvel "L'Arbre à Livres" pourra
s'ériger et contribuer à la collecte
des livres et la diffusion de Savoirs . Cette optique
permettrait un apport
de connaissances issues directement d’auteurs
de plusieurs continents, et de constituer l’amorce
d’un fonds
de références en matières sociales:
Une Banque de données : Multiculturelle.
Evolutive.
Publique.
Buenos dias,
Por medio de estas lineas me permito de invitarlo
a la lectura de un proyecto llamado "el arbol de libros" puesto
que es un anhelo de que este proyecto llegue a las personas responsables
de la organizacion del Foro Social que tendra lugar en enero del
proximo en Caracas.
Tengo varias preguntas que me gustaria dirigirselas a usted.
La posibilidad de encontrar ayuda aqui en Europa para realizar este proyecto
es real , pero solo si es aceptado por el comite central del foro.
Adoptar este proyecto es tambien crear las condiciones para que éste
sea posible sobre el terreno, lo cual significa anunciar esta iniciativa a
fin de que los participantes estén enterados de que es posible de depositar
libros (o cd's) en el "arbol de libros", con la finalidad de que
sean expuestos a todos dentro de un lugar central del Foro, y de contribuir
a la construccion de una biblioteca publica.
Nosotros podemos reagrupar nuestras fuerzas para poder llevar a cabo esta idea
pero para ello es de una necesidad absoluta de que el comité estime
que esta idea es una buena idea para promover y apoyar : lo cual quiere decir
crear las condiciones para acoger "el arbol de libros" :
Es necesaria una carta de acuerdo sobre el principio, eleccion de un espacio
del conjunto del foro , ayuda para reunir al equipo de montaje , hospedaje
para los portadores de este proyecto.
" El arbol de libros" puede significar un gran aporte de conocimientos
, resultando del conjunto de autores de diferentes continentes, y de constituir
un fondo de referencias en materias sociales y culturales. este fondo pertenecera
al Foro y sera inalienable. un util de conocimiento para todos.
Usted piensa que seria conveniente que nos encontremos para hablar de este
proyecto, mostrarle los dibujos y eventualmente la pelicula que realicécuando
se realizo por primera vez "el arbol de libros" durante el Foro Social
Mundial en Mumbay en India? En particular cuando el señor Arias se encuentre
en Ginebra? Yo obtuve su contacto gracias al grupo de sindicalistas de Venezuela
que vinieron a la OIT en Ginebra en estos dias y me han pasado su direccion.
Espero poder hablar con usted muy pronto y lo
saludo muy cordialmente
Franck NA
Comitê organisador do próximo W.S.F.
Nós acreditamos que seria interessante criar um símbolo para
indicar o nascimento da biblioteca. Nesse sentido imaginamos um objeto arquitetônico
que chamaria a atenção na frente do Gazômetro: uma "Árvore
a LIVRoS" construida especialemente para a ocasião. Na " Árvore
a livros " as pessoas poderão colocar livros destinados a Mosaïco,
nós poderemos expor certos exemplares e discutir com autores e editores
para obter os direitos de difusão de alguns trechos de textos destinadas à biblioteca
virtual.
Essa proposta pode unir nossas iniciativas e favorisar a coleta de fundos,
nos permitindo de anunciar a criação do primeiro fundo da biblioteca
sociocultural do Fórum.
Aclusions
Le forum Mondial Social c'est aussi des marches: La Marches des femmes , bien
sûr.(8 mars) Rouge de colère.
Et aussi ces grandes marches nées de la culture gandhienne.( la marche
du Sel contre le pouvoir abusif des anglais ).
Les Dalhits ont démarré une marche le 10 janvier pour arriver à Munbai
pendant le forum.l'organisation EKTA PARISHAD très représenté dans
les régions dans lesquelles les ADIVASIS représentent jusqu'à 30 °/° de
la population (contre environ 7°/°en moyenne) organisent de grandes marches:
de plusieurs mois parfois: Quelques centaines de personnes partent d'un endroit,
sont rejoints par d'autres, certains s'arrêtent mais le groupe ne fait
qu'augmenter.Un noyau dur d'environ 100 personnes sont les permanents parmi lesquels
un groupe culturel très important et un groupe de scribes qui consignent
les voeux des habitants . Un groupe pratique aussi des expertises dans chaque
village ou quartier. Ils marchent environ 300 kilomètres en un mois.Et
après avoir lutté contre l'esclavage pour dettes, ils revendiquent
un droit à la terre pour tout ces adivasis qui la travaillent sans jamais
avoir de situation stable . Ils sont parfois déplacés (TRENTE MILLIONS
CETTE Année, un record)Parfois au bénéfice des tigres d'une
réerve naturelle touristique. souvent pour des exploitationsd minières.
Actuellement, une immense marche devrait converger vers New Delhi, avec des actions
non violentes (grèves, sitting et danses et marches dans la circulation
).
Juste un mot sur l'attitude très méfiante voire parfois hostile
réservée aux ONGs: Depuis longtemps en Inde, on a compris que les
ONGs , y compris humanitaires font un travail politique. Elles pratiquent parfois
un type nouveau de colonialisme, elles favorisent parfois un système odieux
en jouant le rôle de panse-plaie, payée par ceux qui tuent et qui
blessent, elles connaissent parfois la corruption, et je ne citerai qu'un exemple
qui est revenu plusieurs fois celui du WWF qui joua récemment le jeu du
gouvernement indien dans le dossier pour le moins inécologique des grands
barrages.
et pourtant le boulot que font sur le terrain les ONGS est indispensable. La
difficulté est de savoir quelle légitimité peuvent avoir
les ONGs dans le débat d'une gouvernance mondiale. En effet c'est sur
leurs résultats et leurs engagements que la Société Civile
peut les juger et non pas sur sa constitution puisque ces organisations ne sont
pas constituées de membres élus et que ses commanditaires et bailleurs
de fonds sont soient obscurs soient partiaux. Les ONGS ne peuvent être
démocratiques que dans leurs actes.
Salutations a l'ONG canadienne qui chapeaute des enfants de la campagne dans
la région de GOA par l'éducation musicale. encore une rencontre
inopinée et magique lors du Forum. L'Arbre à Livres fut un havre
de repos et de créations picturales pour cette ribambelle innocente et
curieuse.
Parmi ceux
Mais même ceux qui n'ont pas de stands ou d'ateliers ou de tribunes officiels
intramuros, tout le monde se retrouvera dans l'avenue principale qui mènent à la
grande scène et dessert les batiments d'exposition, les salles immenses
pour les conférences, les lieux de restauration et l' emplacement de l'ARBRE à LIVRES,seule
installation artistique en extérieur.
Et de très nombreuses délégations de minorités (de
castes ou de peuples) arpenteront sans relâche le "ground" pour
offrir aux regards leurs banderoles, leurs costumes, leurs danses et leurs sourires,
n'ayant que leurs corps comme espaces propres de représentations. Ils
sont à eux seuls l'élément marquant de ce forum asiatique,
cette richesse de variété culturelle, cet engouement politique
de micros structures et de diasporas. Comment les incorporer dans le vecteur
du forum ? Comment les valoriser ?
- Par des tribunes libres? Par des rencontres, des mises en réseau? Par
des espaces ouverts et disponibles tel que "L'Arbre à Livres" ?
car L'ARBRE à LiVRES prend tout son sens quand un voyageur des confins
du continent peut décharger un peu son barda de son précieux exemplaire
et de voir exposée les mots de sa couverture dans une de ses racines .
Au vue de tous. . L'Arbre à Livres devient son stand et un lieu de rendez-vous
et de correspondances . Nous avons collecté ainsi des missives de lecteurs à remettre à l'auteur
. Nous avons fourni le stylo et la carte pour recopier une adresse email . et
nous avons servi de boite aux lettres et de bureau pour mariages blancs.
Parmi ceux qui ne sont pas parmi
Et comment impliquer ceux qui connaissent la plus profonde précarité,
et d'heure en heure plus cuisante? Précaires ces ilots de ruraux quittant
depuis peu la nature hostile (elle n'est plus nourricière, les grands
barrages l'ont noyée, ou elle ne veut plus d'eux, pour des raisons inconnues),
acculés par des créanciers profitant de la situation pour les dépouiller
complètement et venant se jeter dans la gueule de cette ogresse pachydermique,
et trouver dans l'espace publique saturé, la misère au pied du
mur.
Parmi
Parmi les mouvances sociales qui ne furent pas conviées au forum Mondial
social, il y eu la plus pharamineuse : la ville elle-même, Mumbai la mégalopôle,
mutante par excellence, bouillon mirobolant. La ville, et chacun de ses quartier
qui est ville à lui seul. n'était elle pas elle-même un formidable
mouvement social? Précipité chaotique, la ville de mumbai est trop
grande pour se sentir concerné par le forum et ses quelques centaines
de milliers de visiteurs . On est loin de Porto Alegre dont les habitants portent
et accompagnent le Forum avec sympathie. Ici,à Mumbai, le statut de participant
au WSF vous accorde un respect enjoué. Mais la ville n'est pas conviée
au Forum. De part ses flux de vies, ses édifices précaires, ses
paysages éphèmères, les strophes pietinantes de son chant
chamarré, son trafic déroutant, ses artisans s'activant sur trois
fois rien, la ville est en mouvements, s'ébrouant de la poussière
rouge, malaxant son corps rongé de parasites, irriguant ses moindre plis
de parures frémissantes. La ville n'est conviée qu'à son
propre banquet, anthropophage. Son horizon est bouché par des barricades
provisoires qui n'étaient pas là quelques instants plus tôt
. Se repèrer est diffficile: les monuments fixes sont rares et souvent
masqués par un premier plan de bric et de broc. Il existe même un
parcours sur lequel ce sont les odeurs qui nous orientent : étals de poissons,
encens du petit temple de carreaux blancs, pestilence du cours d'eau, friture
, fleurs fraichement coupées...
Parmi des milieux
Pour s'y insérer, il faut en accepter la confusion organique.Ici, malgré la
densité, pas de heurts. Les trajectoires, les gestes sont emprunts de
souplesse, de prévoyance. Chacun prémédite les vecteurs
qu'il va croiser. On se précipite mais pour devancer toute collision.
Le sentiment d'appartenance continue au tissu urbain rend caduque salutations
et formules cordiales: superflus les bonjours, saluts, mercis.On s'apostrophe
directement quand on demande son chemin. Le contact n'est jamais rompu avec les
autres comme vagabonds se déplaçant en hordes désordonnées.
On cotoie une foule familière , on y séjourne. Ce n'est bien sûr
qu'un premier stade de rapports, immédiats, et seulement vrai dans la
rue . Comme une coutume d'hospitalité dans un désert de l'urgence
et de manque de solitude. Elaguant les différences, trouver son chemin
dans ce dédale grandissant et débalisé, autorise ces interpellations à la
volée auquelles chacun répond de but en blanc, avec une humeur égale
et concernée.
Parmi ce qui ne fait pas partie
La vitalité de ce marasme humain est trop perturbante pour être
invité au Forum . Bien que " mouvement social* par excellence, la
ville n'entre pas dans le Forum. Bien que phénomène, la ville tout
autour du forum est bien trop puissante, trop imprévisible de par sa spontaneité ,
pour s'y présenter. Trouveras t on quelques artifices (webcams, caméras
de surveillance, vidéo-trottoir,...?) pour admettre ce mouvement dans
l'enceinte d'un forum Mondial Social ? Des échos de la grande ogresse.
Parmi les premiers impermanents
Sur les murs de chantiers , dans des terrains vagues rapidemment annexés,
sur de grosses buses échouées le long de la chaussée, partout
dans le véritable centre populaire de Munbai( c'est à dire les
quartiers de Goregoan, et d'Andheri), trois mots sont peints avec application "OUT
of CONTROL".En grand. "OUT of CONTROL" comme une sentence sanctionnant
un objet ou un lieu. "OUT of CONTROL" comme un leitmotiv se répandant
dans les dernières surfaces accessibles de l'espace urbain . Toujours écrit
pareil,. "OUT of CONTROL", prévenant de l'absence d' ordre ou
de sécurité. Zône déclarée échappant à l'appareil
de surveillance du pouvoir. "OUT of CONTROL" en caractères aux
courbes souples mais écrits en noir. Méticuleusement recopiés
pour à vrai dire annoncés la sortie d'un film en vogue ; mais tellement
en phase avec la réalité d cette ville dont la démographie
est "OUT of CONTROL", l'économie est hors controle.Les exodes,
l'urbanisme, les pulsions sont hors-controle "OUT of CONTROL": deux
millions de personnes sur le trottoir, des exploités qui fuient la pauvreté pour
trouver la détresse, des familles qui se cognent aux murs des villes.
Déplacées d'une terrasse de restaurant à un barraquement
de fortune qui affiche déjà complet . Juste une artère à traverser.
Il fallait d'abord que je parle d'elles, de ces personnes en rupture de ban,
avant de dire que j'ai aimé cette ville, ce quartier, ses couleurs.
Parmi ceux qui ne sont pas parmi
Il faudrait seulement qu'ils prennent la parole pour être mouvement social.La
parole considérée comme un acte .
Une étape obligatoire dans un processus de changement social.
Omettre cette étape et la réflexion qui en résulte dénote
d'une démarche autoritaire et liberticide.L'art dispose d'un avantage
par rapport aux paroles : l'art est un fait.
Ressentir, analyser, distiller mentalement un fait artistique sont autant de
pas vers l'adoption d'un territoire commun, d'une terre fertile.
" L'ARBRE à LIVRES" ets un acte. C'est un fait. Espace ouvert
aux septs points cardinaux, vitrine des pôles d'intérets des orateurs,
des auteurs et des visiteurs altermondialistes ,
"L'ARBRE à LIVRES" est un prototype de librairie et de bibliothèque
qui sera développé lors des prochains forums.
Parmi les répercussions de cette aventure, il y a le projet MOSAICO de
LIVROS qui ouvrira à Porto ALEGRE lors du prochain Forum.
C'est un projet tout nouveau similaire au notre, puisque c'est la création
d'une biblithèque sociale mondiale. Les partenaires: Solidarity netword,
le forum Mundial de Educaçao, l'Acampamento Intercontinental da Juventude,
le World Social Forum et l'administration populaire de la Prefeitura de Porto
Alegre permettent une assise consistante à cet établissement .
Je souhaiterai que nous profitions de mois qu'ils nous restent d'ici le Forum
pour alimenter le fonds cette bibliothèque par des ouvrages germanophones
et francophones notamment. En tout cas, des ouvrages, livres, CDs, videos qui
puissent contribuer à cette bibliothèque d'être un lieu de
référence en matières sociale et culturelle. Je n'ai pas à ce
jour réussi à convaincre des partenaires ici en Europe pour créer
une antenne qui pourrait poursuivre le travail enclenché à Munbai.
Mais je souhaite d'une part confier le début de fonds que nous avons constitué au
Forum Mondial, confier mon expérience en matière d'accueil des
auteurs, de réflexion sur le thesaurus et sur la structure d'un site internet
qui serait le pendant virtuel de cette bibliothèque publique et soumettre
l'idée d'un nouveau ARBRE à LIVRES, kiosque de dépots d'ouvrages
et d'informations libres et variées, lieu de rendez vous et de négociation
avec les ayants droits pour obtenir les autorisations de mise en ligne d'une
partie de leurs ouvrages, et objet symbolique des connaissances partagées.
Parmi les actes publics qui ont anticipé
sur l'ARBRE ä LIVRES et LA BIBLIOTNEQUE UNIVERSELLE, il y eu
notamment les PARCS à PAROLES.
LES PARCS à PAROLES furent pour certains un parc d'attraction
dédié à la POèSIE.
PARC à PAROLES à Vallon Pont d'Arc.(Ardèche).
été 1999
A Genève, LE PARC à PAROLES (2000)
permis d'expérimenter
de nouvelles pratiques de la PLACE PUBLIQUE.
le
PARC à PAROLES à Vallon Pont d'Arc.
(concert "Les Pêcheurs de Perles", conteuse Simone
Raton,
livres en plein air, labyrinthe de ronces, siestes
et visites botaniques)
(Ardèche, France).1999
Préoccupations,
Galerie l'Ollave
- Sur les bruits de repérage pour
le Parc
à Paroles ILOT 13* Genève,
Edition disponible
; CHF 15. (10 Euros )
bonjour@mise-a-jour.net
L'autre répercussion est un tout nouveau projet, un projet
culturel à haut risque:
"LE JARDIN INTERDIT"
Un acte artistique utilisé par diversion pacifique contre une létargie
sociale, contre une situation de conflits:
Proposition m'a été faite ,à la suite de "L'ARBRE à LIVRES ",
de concevoir un laboratoire de créations , en plein air avec des artisans
et des paysans,
un projet pour le pays d'ASSAM, à l'extrême EST de l'Inde.
Dès aout 2004.
Ce projet doit incorporer:
-des ateliers de recherches de nouveaux prototypes destinés à être
fabriqués par des artisans locaux.
-et la conception et réalisation d'un espace ouvert, Le jardin interdit
,
utilisant différentes techniques de fabrication en bambou, en collaboration
avec une équipe d'une vingtaine de paysans, constructeurs et artisans.
Contexte politique paralisant toutes activités culturelles, touristiques,
innovantes et même économiques.
Actuellement, dans les grandes villes d'Assam, couvre-feu quotidien: à 20
heures !
Le motif invoqué passe par un mot cachant plusieurs réalités:
Terrorisme.
Je ne saurai pas expliquer la situation politique. Elle est compliquée,
violente depuis longtemps,et fait obstacle à tout développement.
Mon rôle se borne à concevoir des objets et des technicités
avec des matériaux locaux,d'assurer la réalisation de prototypes
en collaboration avec des habitants de cette région, et de faire converger
dans un premier temps, ces réalisations (matières tressées,
pressées, clotures animées en surface, architecture de plaisance,
mobilier publique, porte en perles de bambous...) dans un seul et même
espace. Le JARDIN INTERDIT. Nous espérons qu'à l'image du champ
de pommes de terre de Parmentier, le Jardin Interdit attire la curiosité de
tous. Et comme il est interdit , personne ne peut se le réapproprier
et replacer ses conceptions source de différences et de contradictions
. En réalité, le Jardin Interdit est visitable, sur la passerelle
en bambou, sur laquelle on peut baguenauder et observer un terrain naturel
dans lequel l'humain est proscrit . Un Ilot d'Eden, un peu dérisoire.
Ce projet est une tentative de désenclaver une localité, par
un acte artistique de l'enchevêtrement de conflits et d'intérets
dans lequel le pays d'ASSAM semble plonger. Ce projet est une réponse à la
demande de deux dessinateurs et designers originaires d'ASSAM: NILOï et
De PANKAR. Ils animeront avec moi des ateliers d'arts plastiques et ont pris
contact avec les autorités de cette région afin d'avoir les autorisations
et résoudre l'intendance . L'accueil est favorable. Il semble plus facile
de réaliser une action telle que ce projet en incorporant un créateur étranger
qui fait office de candide et de zône neutre dans le contexte politique
difficile.
Expérimentation de la réalisation artistique comme diversion
face à la terreur et l'apathie sociale.
De plus, les organisateurs espèrent favoriser l'activité économique,
considérablement ralentie par les menaces belliqueuses, en incitant
les artisans à fabriquer les prototypes d'objets en bambous sur lesquels
nous auront travailler, et d'ouvrir cette région à l'intéret
des touristes, par répercussions médiatiques, et par la valorisation
d'un sîte contemporain fabriqué de manière traditionnel
par les autochtones. C'est une vision à la charnière du passé et
du présent, du vernaculaire et de la création contemporaine,
de l'exutoire profane et de la méditation dans un lieu rendu sacré par
l'interdit déclaré : Ici les hommes sont proscrits avec leurs
paroles, leurs signes, leurs querelles,et la pollution qui les accompagne toujours.
Ici, la terre ne sera plus travaillée ni bafouée par l'homme,
témoin et victime de leurs saccages.
Une petite réserve naturelle en éprouvette, une zone préservée,
un ground zero.
Un chemin suspendu et sinueux sur pilotis de bambous:
Le Jardin sera d'environ 30 mètres de diamètre. .C'est une ile
de nature. Une passerelle la traverse de part en part : Elle ondule à faible
hauteur.C'est "une ile interdite au pied humain. La licorne seule peut
fouler son sol. La place est publique , mais aucun humain ne doit descendre
de la passerelle de bambou. Une cloture également en bambou tressé l'encercle.
Deux portes de perles végétales encadrent les accès à la
passerelle.
C'est l'épicentre des ateliers menés avec les locaux.
Annoncé comme espace prohibé,et pourtant public; au centre d'une
ville mais extraite des querelles des hommes, LE JARDIN INTERDIT rompt avec
les lieux de rencontres et de discussion gangrénés par des interets
divergents. Nous ne pouvons pas savoir si cet espace sera conservé plus
de deux ans. Pour cela il faudrait que les habitants et les autorités
se l'appropprient, car les constructions en bambou nécessitent un entretien
sur la durée dont dépend la valeur accordé à cet
espace vide. Un vide , un retrait pour mieux être public.
Franck NA VACHERON Genève, février 2004
voir "notes de parcours", ASSAM dans www.mise-a-jour.net
NOTRE MONDE EST POSSIBLE
est un film réalisé par Franck NA dans les branches de l'ARBRE
à LIVRES, à Mumbay, en Inde, lors du WSF; le Forum Mondial Socialde
2003.
Tourné en numérique, c'est une série de portraits,
reflètant chacun
une facette de la société civile. Chacun provient
d'horizons différents, portés par les quatres coins cardinaux.
La musique est une création de Satish Krishnamurty, Fabrice De
Graeff et Franck NA.
Une version espagnole a été réalisée en 2006:
"Nuestro
Mundo es posible"
"El Arbol
de libros"
El foro social mundial es un evento resonante
que recibe miles de visitantes "El arbol de libros",
proyecto artistico, es un principio una Libreria central que
recibe por sus raices , las ediciones de diferentes autores,
oradores y también las Organizaciones no guvernamentales
acogidas por el Foro Social Mundial.
Los libros (cd's,videos) son confiados en deposito directamente por los visitantes
del Foro.
Un formulario muy simple nos permite de saber lo esencial del documento confiado
y sobre todo de saber si se trata de un documento de consulta, para vender,
o una donacion para la biblioteca Mundial. Las Ramas y las raices del arbol
son la representacion del volume de la arborescencia de un futuro sitio de
internet que se completara poco a poco en funcion de la informacion recibida
de la parte de los visitantes. En consecuencia cada uno puede subir a las ramas
de este arbol y buscar el lugar particular de su hoja. Un equipo de acogimiento
fabrica y agencia las nuevas ramitas y el follage. La organizacion de ramas
retoma las grandes tematicas del Foro Social Mundial:
cultura
exclusion
guerra
infancia
economia
planeta tierra
trabajo
Cada uno puede afinar los sub-grupos de este thésaurus
en funcion de su especialidad. La arborescencia se enriquece
tambien poco a poco por la muestra de las diferentes paginas
elegidas , de los textos inéditos, de las imagenes fijas
y animadas y de diferentes los lazos. La prioridad se le da a
los autores y a los editores que tendran la posibilidad de confiar
sus obras a los webmasters que se encontraran sobre el terreno.
Estos ultimos pondran en linea, parcialmente sus obras, escritos,
en directo (sistema de reconocimiento optico) despues de haber
obtenido el acuerdo sobre los derechos de autor. Una oficina
con una computadora y un scanner se encuentra dentro del tronco
de "El Arbol de libros" Se trata entonces de constituir
los fondos de una biblioteca virtual accesible a todos. Una biblioteca
nomade. Esta iniciativa deberia continuar mas alla del Foro Social
Mundial 2006. Un banco de datos Multicultural.Evolutivo.Publico.