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Les 28 actions du ministre Christoph Blocher
contre les institutions suisses Un monitoring de l'action permanente de Christoph Blocher
contre les institutions suisses depuis 2003 met en évidence
28 attaques en 34 mois qui sont autant de captations de pouvoir. Décodage.
Jeudi 26 octobre 2006
François Cherix
Fin 2003 1) 19 octobre 03 – Ultimatum au parlement – «C'est
moi ou personne»
Dès le 19 octobre 2003, à la stupéfaction du pays, Christoph
Blocher fait savoir qu'un ultimatum est posé aux Chambres fédérales:
c'est lui ou personne. Déniant au parlement ses prérogatives
légales, le leader de l'UDC indique que son parti quittera le gouvernement
si cet ultimatum n'est pas respecté. Après le 10 décembre,
pendant longtemps, les médias suisses parleront du «putsch» de
Christoph Blocher.
2004 2) 8 février 04 – Mise en cause du droit
supérieur – Convention européenne des droits de
l'homme
Commentant l'acceptation de l'initiative demandant l'«Internement à vie
des délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux
et non amendables», Christoph Blocher affirme que si le texte des initiants
entre en contradiction avec la Convention européenne des droits de l'homme,
c'est la volonté des initiants qui doit primer. Pour lui, la volonté du
peuple suisse prime sur le droit, fût-il international. Dans la foulée,
et sans avoir consulté ses collègues, il ajoute qu'en cas de
blocage, la Suisse pourrait dénoncer la Convention, et quitter du même
coup le Conseil de l'Europe, puis réadhérer à la Convention,
mais cette fois avec des réserves.
3) 2 avril 04 – Attaque du système collégial – Critique
du secret au Conseil fédéral
Tirant un bilan après ses premiers 100 jours au Conseil fédéral,
Christoph Blocher se plaint du «trop d'Etat», fustige un «service
public de luxe» et une «administration pléthorique».
Mais surtout, prétendant que «les citoyennes et les citoyens sont
mal informés sur leur propre Etat» et que «cela tient au
fait que l'activité du gouvernement est secrète», il propose
de «rendre publiques, en principe, les séances du Conseil fédéral».
Un tel propos revient à réclamer la fin du système collégial,
pilier institutionnel du régime qu'un membre du Conseil fédéral
est censé admettre.
4) 7 mai 04 - Rupture de collégialité et
manipulation du parlement – Lois sur l'asile et les étrangers
Présentant les lois sur l'asile et sur les étrangers au parlement
réuni en session spéciale, Christoph Blocher évoque sans
cesse les améliorations que les textes devront encore subir par rapport à la
version du Conseil fédéral qu'il est censée défendre.
Ouvertement, il réclame une aggravation des mesures. Ce non respect
du collège et de la fonction de conseiller fédéral est
dénoncé à la fois par les parlementaires et les médias,
parfois avec virulence.
5) 7 Juin 04 – Refus de tenir compte d'un conflit
d'intérêts – Refus de quitter l'ASIN
Embarrassé, le président de la Confédération, Joseph
Deiss, interpellé à l'heure des questions par John Dupraz (PRD/GE),
révèle que Christoph Blocher, fondateur et président d'honneur
de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), n'entend
nullement quitter cette association dont il reste membre, quand bien même
elle ne cesse de vilipender nos voisins et de s'opposer frontalement à la
politique européenne du gouvernement, notamment aux futurs accords de
Schengen et Dublin. La presse rappelle qu'une règle implicite veut que
les conseillers fédéraux évitent les conflits d'intérêts
entre leur fonction et des associations économiques ou politiques. Dans
cet esprit, Moritz Leuenberger fait savoir par son porte-parole qu'il avait
quitté l'Association transports et environnement (ATE) avant d'entrer
au gouvernement. 6) 21 août 04 – Rupture de collégialité – Schengen/Dublin
Devant l'assemblée des délégués de l'UDC, Christoph
Blocher indique qu'il ne peut pas défendre les arguments du Conseil
fédéral en faveur des accords de Schengen et Dublin puisqu'il
s'y est toujours opposé. Mieux, il n'hésite pas à mettre
en garde contre «les illusions» que l'exécutif entretient
sur cet accord. 7) 23 août 04 – Rupture de collégialité – Naturalisations
facilitées
Lors du lancement de la campagne du Conseil fédéral en faveur
des «naturalisations facilitées», Christoph Blocher se met
en marge du projet et se contente d'un service minimum proche du sabotage.
A la question de savoir si la Suisse doit assouplir sa réglementation,
il se borne à répondre: «C'est au peuple de le dire, pas à moi.» Suite à ces
deux violentes ruptures de collégialité en deux jours, le Conseil
fédéral rappelle Christoph Blocher à l'ordre dans sa séance
du mercredi 25 août, mais renonce à le sanctionner. 8) 26 septembre 04 – Refus de commenter une votation – Dénigrement
du Conseil fédéral
Au soir du rejet des «naturalisations facilitées», Christoph
Blocher, aussi joyeux que désinvolte, refuse de s'acquitter de sa tâche
de «ministre en charge du dossier» et de commenter les résultats. «Je
ne vois pas pourquoi on fait une conférence de presse», indique-t-il. «Le
Conseil fédéral est un gouvernement qui applique les décisions
du peuple» ajoute-t-il. Ce mépris pour les positions que le collège
dont il est membre avait défendues pendant la campagne est perçu
par Pascal Couchepin comme un mépris des institutions. Désormais,
il voit dans son collègue «un danger pour la démocratie». 9) 9 octobre 04 – Non respect des instances onusiennes – Sabotage
du symposium sur l'asile
On apprend que le premier symposium suisse sur l'asile organisé à Berne
par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR) se déroulera sans Christoph Blocher. Ce dernier n'a pas donné suite à l'invitation
du haut-commissaire, Ruud Lubbers. Au contraire, il a fait savoir qu'à son
avis le HCR n'avait pas à se mêler de la politique suisse en matière
d'asile. Mieux, il a interdit à 17 collaborateurs de l'Office fédéral
des réfugiés (ODR) concernés par ce symposium d'y participer.
Cette politique de la chaise vide est perçue par les commentateurs à la
fois comme un acte de sabotage et un déni de fonction, Christoph Blocher étant
en charge du dossier de l'asile. 11) 23 novembre 04 – Désinformation – Affaire
Achraf
Suite à l' «affaire Achraf», la Délégation
des commissions de gestion du parlement (DélCDG) adresse une volée
de bois vert à la délégation de sécurité du
Conseil fédéral. Elle note de graves manquements dans le contrôle
et la coordination des questions de sécurité. S'agissant de Christoph
Blocher, elle contredit point par point et de bout en bout les informations
transmises trois semaines plus tôt par le conseiller fédéral.
Face à la désinformation pratiquée par le chef du Département
de Justice et police que la Délégation se voit contrainte de
stigmatiser, le malaise des parlementaires est profond. 12) 6 décembre 04 – Contestation d'une
décision du Conseil national – Budget du secrétariat
général
Suite à une décision du Conseil national de réduire le
budget de son secrétariat général, Christoph Blocher indique
qu'il passera outre. «Puisque c'est comme ça, je paierai ces 700
000 francs de ma poche», affirme le conseiller fédéral,
qui suggère ainsi que sa fortune lui permet d'échapper aux décisions
des pouvoirs institutionnels. 13) 15 décembre 04 – Mépris des
instances onusiennes – Invitation laissée sans réponse
A nouveau, Christoph Blocher ne souhaite pas recevoir le haut-commissaire aux
réfugiés des Nations unies, Ruud Lubbers. A ce dernier qui vient
de lui faire savoir sa «disponibilité à le rencontrer»,
il n'a même pas daigner répondre. Le parlement est choqué.
Le président de la Commission des affaires étrangères
du Conseil national, Erwin Jutzet (PS/FR), qualifie l'attitude du conseiller
fédéral d'«inacceptable». Le président de
la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats, Jean Studer
(PS/NE), dénonce un «comportement clairement inopportun». 14) 20 décembre 04 – Atteinte à la
collégialité - Démolition de l'administration
fédérale
Présentant son bilan après une année de gouvernement à la
Maison du peuple à Bienne, Christoph Blocher commente sans complexe
les chantiers de ses collègues. De plus, il se livre à une véritable
démolition de l'administration fédérale, comme s'il en était
le seul patron. En sureffectif, déconnectée des réalités, éloignée
des citoyens, elle est assimilée à une sorte de vaste atelier
protégé. Deux conseillers fédéraux, dont le président
de la Confédération, devront intervenir pour calmer le jeu en
réitérant leur confiance au personnel fédéral.
De plus, lors de la dernière séance 2004 du Conseil fédéral,
Christoph Blocher est à nouveau remis à l'ordre pour son manque
de collégialité. 2005 15) 18 mars 05 – Non respect de l'ordre juridique
- Attaque de la Constitution
« Dans ce pays, personne ne doit mourir de faim» estime le Tribunal
fédéral qui reconnaît aux requérants d'asile frappés
d'une non entrée en matière (NEM) le droit à une aide d'urgence
minimale. Cet arrêt qui repose sur l'article 12 de la Constitution désavoue
Christoph Blocher, qui entend supprimer toute aide aux requérants déboutés.
Pour autant, ce dernier ne s'émeut guère. Si mon projet n'est pas
conforme à la Constitution, changeons la Constitution, affirme en substance
le «ministre de la Justice» à la stupéfaction des juges
et de l'opinion. 16) 8 mai 05 – Attaque du système collégial
et du Conseil fédéral – Schengen/Dublin
A l'occasion du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, et
en pleine campagne de votation sur Schengen, Christoph Blocher prononce dans
le village zurichois de Rafz un vibrant éloge des frontières.
De plus, il attaque sans ménagement le système collégial. «Je
n'ai pas la moindre compréhension pour la déclaration du Conseil
fédéral selon laquelle le gouvernement ferait bloc autour d'une
décision qui n'a pas été prise à l'unanimité,
comme ce fut le cas lors de la conférence de presse sur Schengen» s'insurge-t-il. «La
majorité abuse du silence collégial des minoritaires et trompe
l'opinion publique, ce qui est du poison pour la démocratie»,
poursuit-il dans une prise de position qui réduit en fine poudre le
principe de base de l'exécutif suisse. 17) 2 juin 05 – Non respect de la séparation
des pouvoirs – Budget du TF
Lors d'une séance houleuse au Tribunal fédéral (TF), Christoph
Blocher exige des juges qu'ils lui présentent des scénarios de
réduction de 20% de leur budget. Incompréhension des juges et
fureur de leur «ministre» qui semble vouloir les remettre à l'ordre.
Publiquement, le président du Tribunal fédéral, Giusep
Nay, rappelle avec fermeté que l'interlocuteur du TF en matière
budgétaire n'est nullement le Conseil fédéral, mais le
parlement. 18) 4 juin 05 – Attaque indirecte des traditions
au soir des votations – Menace d'incartade
Contrairement à toutes les traditions de l'exécutif suisse, Christoph
Blocher ne participe pas à la conférence de presse commentant
les résultats des votations bien que son département soit concerné.
Le président de la Confédération est seul face à la
presse pour commenter l'approbation des accords de Schengen/Dublin et les autres
objets. Cette mesure préventive a été prise pour éviter
une nouvelle incartade de Christoph Blocher, qui contraint ainsi le collège à modifier
ses règles et à reconnaître qu'il ne contrôle pas
ses interventions. 19) 24 juillet 05 – Rupture de collégialité -
Extension de la libre circulation des personnes
Commémorant les 65 ans du «Rapport du Rütli» tenu par
le général Guisan en 1940, Christoph Blocher organise une véritable
confiscation de l'histoire, alors que la votation sur l'extension de la libre
circulation des personnes s'approche à grands pas. Laissant à d'autres
orateurs le soin de distiller les propos les plus venimeux contre l'Union européenne
(UE) et la politique du Conseil fédéral, il s'autorise néanmoins
de nombreuses entorses à l'esprit collégial. Le «ministre
de l'Histoire» comme l'appellera joliment la NZZ am Sonntag fait l'éloge
de la «neutralité qui nous protège des attaques terroristes»,
exhorte les Suisses à «retrouver la liberté d'antan» et,
surtout, appelle le peuple à «se méfier des alliances toutes
faites avec plus grand que soi». 20) 1er août 05 – Refus de condamner des
troubles de l'ordre public – 1er Août
Conspué par des manifestants d'extrême droite lors de son discours
du 1er Août sur la prairie du Grütli, le président de la
Confédération, Samuel Schmid, fait courageusement face, mais
doit néanmoins s'éclipser avant la fin de la cérémonie
entre ses gardes du corps. Drapé dans un silence assourdissant, Christoph
Blocher, pourtant responsable de la police et de la justice, refuse de condamner
la mise en danger de l'ordre public et l'agression du président de l'exécutif
dont il est membre. La presse s'indigne. 21) 3 novembre 05 – Annexion d'un nouveau département – démolition
du DETEC
Lors du 19e Car Show de Zurich, dans un discours très remarqué,
Christoph Blocher s'érige en nouveau chef du Département des
transports (DETEC). Dans tous les domaines, rail, routes, infrastructures,
taxes, alcoolémie, il prend violemment le contre-pied de la politique
conduite par Moritz Leuenberger avec l'appui du collège gouvernemental
et la caution de nombreuses votations populaires. 22) 11 novembre 05 – Ingérence dans un
département – Nouvelle attaque contre le DETEC
Lors des Rencontres nationales de l'UDC à Montreux, Christoph Blocher
ne se contente pas de «youtzer». Dans un discours cru et sans inhibition,
il fustige naturellement l'Union européenne, mais il attaque aussi une
nouvelle fois la politique conduite par le Département des transports,
de l'énergie et des communications. 23) 6 décembre 05 – Trahison du Conseil
fédéral - Affaire Swisscom
L'«affaire Swisscom» secoue le monde politique suisse. Les faits
s'établissent. Christoph Blocher a trahi sciemment dans les médias
une décision confidentielle du Conseil fédéral, provoquant
les conséquences boursières, stratégiques et opérationnelles
que l'on sait sur l'entreprise Swisscom. Le parlement est scandalisé.
Les enquêtes et les rapports qui suivront seront sans pitié pour
le chef de Justice et police. 2006 24) 20 mai 06 – Rupture de collégialité – Libre-échange
agricole
Dans une grande interview donnée au Tages Anzeiger, Christoph Blocher
condamne le projet du Conseil fédéral d'accord de libre-échange
agricole avec l'Union européenne. «Il causerait non seulement
un important préjudice aux paysans, mais risque aussi, plus globalement,
de péjorer la qualité de vie», déclare-t-il. Joseph
Deiss et Pascal Couchepin réagiront vivement dans les jours suivants. 25) 8 juin 06 – Non respect de la séparation
des pouvoirs – Attaque du Ministère public
En conflit ouvert avec le procureur de la Confédération, Valentin
Roschacher, Christoph Blocher lance un «examen extraordinaire» des
activités du Ministère public de la Confédération
(MPC). «C'est une immixtion inacceptable du politique dans les affaires
judiciaires», déclarent plusieurs parlementaires dont le conseiller
aux Etats Dick Marty (PLR/TI), ancien procureur tessinois. Cet «examen» conduira à différentes
accusations contre le procureur qui finira par démissionner. Par la
suite, une enquête le blanchira. 26) 12 juillet 06 – Mensonges au Conseil des
Etats et atteinte à la séparation des pouvoirs – Affaire
des Albanais
Dans un rapport de 45 pages accablant, la Commission de gestion du Conseil
des Etats accuse Christoph Blocher d'avoir menti sciemment le 29 mars à Zurich
en traitant de criminels deux Albanais présumés innocents. La
commission souligne que le conseiller fédéral a d'abord nié ses
propos devant le Conseil des Etats, avant d'être confondu par des preuves
vidéo. Elle adresse donc un triple blâme au «ministre de
la Justice», pour avoir menti au sénat et pour avoir violé le
principe de la présomption d'innocence, ainsi que celui de la séparation
des pouvoirs. 27) 12 septembre 06 – Tentative de censure de
la TSR – Emission «Infrarouge»
Christoph Blocher tente de censurer puis d'empêcher la diffusion de l'émission «Infrarouge»,
fâché par des caricatures qu'il estime raciste et de nature à porter
atteinte à son image. La Télévision Suisse romande (TSR)
résiste aux pressions pourtant violentes. L'opinion publique s'inquiète
d'une tentative de censure perçue comme totalement inacceptable et étrangère
aux mœurs du Conseil fédéral. 28) 4 octobre – Critique de l'ordre juridique
suisse – Norme pénale antiraciste
A Ankara, Christoph Blocher critique ouvertement l'ordre juridique suisse,
en affirmant que la norme pénale antiraciste instaurée par l'article
261 bis du Code pénal lui fait «mal au ventre». Soigneusement
préparée et médiatisée, cette déclaration
représente la première attaque d'une loi suisse à l'étranger
de la part d'un conseiller fédéral en exercice.
Depuis s'y ajoutent:
- le fait d'avoir outrepassé ses compétences lors de la démission
du procureur général de la Confédération
- le fait d'avoir une nouvelle fois critiqué les décisions
de la CRA. (février 2006)
C'est-à-dire : critiquer des juges, leur reprocher leurs exerciste,
et par-là même remis en cause la séparation des pouvoirs. 16 novembre 2006
ACOR SOS Racisme Communique
Luttons contre le racisme qui menace la démocratie.
Halte aux abus de l’UDC. Aujourd’hui l’UDC invoque la démocratie
mais elle la réfute en même temps lorsqu’elle demande :
• la résiliation de la Convention contre le racisme car sa ratification
n’aurait pas été votée,
• la dissolution de la Commission fédérale contre le racisme
(CFR) car sa formation n’aurait pas été votée,
• la suppression de la norme pénale contre le racisme. Son adoption
a été votée.
Rappel :
• En Suisse, dès 1989 le consensus s’est formé pour
combattre le racisme et ratifier la Convention de l’ONU contre ce fléau.
Si la CFR et la norme pénale étaient nécessaires à l’engagement
que prenait la Suisse devant l’ONU, ces deux outils étaient - et
restent - évidemment indispensables. La répression (norme pénale)
et la prévention sont les deux volets de l’action contre le racisme.
Comment préparer la prévention ? Ce sont les commissions fédérales
comme la CFR qui travaillent à de tels projets. Elles sont représentatives
de toutes les composantes de la population.
• L’adoption de la norme pénale était soumise à référendum.
Le débat eut lieu, la majorité des citoyennes et des citoyens l’ont
adoptée en connaissance de cause. L’UDC semble aujourd’hui
l’oublier. Elle semble oublier que Christoph Blocher ne s’était
pas opposé à la norme pénale et que le parlement avait
décidé démocratiquement de ne pas soumettre au référendum
la ratification de la Convention !
L’essentiel :
Le nombre des agressions racistes augmente. Les centres de consultation enregistrent
un nombre croissant de refus d’embaucher ou de servir des personnes de
couleur, de leur attribuer un logement. Les passages à l’acte
spontanés commis contre des inconnus se multiplient. Les animosités
se renforcent dans les quartiers populaires, les entreprises, les transports
publics. Le racisme empoisonne une société qui se défait.
Faut-il le préciser ? Nombre de ses victimes sont suissesses.
La situation s’est nettement détériorée depuis 1995
(Adoption de la norme pénale, ratification de la Convention, la
formation de la CFR, création d’ACOR SOS Racisme).
L’insidieuse propagande raciste et xénophobe de l’UDC blochérienne
a contribué à cette situation. Elle a recours à la rumeur, à l’image, à la
manipulation de fantasmes et de préjugés. Elle attise les tensions
entre Suisses et prétendus étrangers.
Elle demande le retrait de la norme antiraciste au motif que l’antiracisme
menacerait la liberté des Suisses d’exprimer leur peur des étrangers.
Les indicateurs sont tous au rouge : c’est bien le racisme qui prend
des proportions inquiétantes.
Partis démocratiques, société civile, autorités
doivent s’unir contre cette dérive.
Une volonté politique forte doit stimuler clairement la prévention
du racisme.
ACOR SOS Racisme
Pour information
Karl Grünberg
022 321 88 21
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