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janvier 2007 Franck NA

 


Comme une mise à jour !

F-Information Bibliothèque Filigrane 67, rue de la Servette cp 128 1211 Genève 7   tél. +4122 740 31 41 fax +4122 740 31 44   la vitrine reste jusqu'à fin janvier... Nous vous proposons de faire cette action jeudi 25 janvier de 17h à 19h (la biblio est ouverte jusqu'à 20h)..

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Mouvement Suisse des Sans-papiers : Personne n’est illégal-e

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Les 28 actions du ministre Christoph Blocher contre les institutions suisses

Un monitoring de l'action permanente de Christoph Blocher contre les institutions suisses depuis 2003 met en évidence 28 attaques en 34 mois qui sont autant de captations de pouvoir. Décodage.
Jeudi 26 octobre 2006
François Cherix

Fin 2003

1) 19 octobre 03 – Ultimatum au parlement – «C'est moi ou personne»
Dès le 19 octobre 2003, à la stupéfaction du pays, Christoph Blocher fait savoir qu'un ultimatum est posé aux Chambres fédérales: c'est lui ou personne. Déniant au parlement ses prérogatives légales, le leader de l'UDC indique que son parti quittera le gouvernement si cet ultimatum n'est pas respecté. Après le 10 décembre, pendant longtemps, les médias suisses parleront du «putsch» de Christoph Blocher.

2004

2) 8 février 04 – Mise en cause du droit supérieur – Convention européenne des droits de l'homme
Commentant l'acceptation de l'initiative demandant l'«Internement à vie des délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables», Christoph Blocher affirme que si le texte des initiants entre en contradiction avec la Convention européenne des droits de l'homme, c'est la volonté des initiants qui doit primer. Pour lui, la volonté du peuple suisse prime sur le droit, fût-il international. Dans la foulée, et sans avoir consulté ses collègues, il ajoute qu'en cas de blocage, la Suisse pourrait dénoncer la Convention, et quitter du même coup le Conseil de l'Europe, puis réadhérer à la Convention, mais cette fois avec des réserves.

3) 2 avril 04 – Attaque du système collégial – Critique du secret au Conseil fédéral
Tirant un bilan après ses premiers 100 jours au Conseil fédéral, Christoph Blocher se plaint du «trop d'Etat», fustige un «service public de luxe» et une «administration pléthorique». Mais surtout, prétendant que «les citoyennes et les citoyens sont mal informés sur leur propre Etat» et que «cela tient au fait que l'activité du gouvernement est secrète», il propose de «rendre publiques, en principe, les séances du Conseil fédéral». Un tel propos revient à réclamer la fin du système collégial, pilier institutionnel du régime qu'un membre du Conseil fédéral est censé admettre.

4) 7 mai 04 - Rupture de collégialité et manipulation du parlement – Lois sur l'asile et les étrangers
Présentant les lois sur l'asile et sur les étrangers au parlement réuni en session spéciale, Christoph Blocher évoque sans cesse les améliorations que les textes devront encore subir par rapport à la version du Conseil fédéral qu'il est censée défendre. Ouvertement, il réclame une aggravation des mesures. Ce non respect du collège et de la fonction de conseiller fédéral est dénoncé à la fois par les parlementaires et les médias, parfois avec virulence.

5) 7 Juin 04 – Refus de tenir compte d'un conflit d'intérêts – Refus de quitter l'ASIN
Embarrassé, le président de la Confédération, Joseph Deiss, interpellé à l'heure des questions par John Dupraz (PRD/GE), révèle que Christoph Blocher, fondateur et président d'honneur de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), n'entend nullement quitter cette association dont il reste membre, quand bien même elle ne cesse de vilipender nos voisins et de s'opposer frontalement à la politique européenne du gouvernement, notamment aux futurs accords de Schengen et Dublin. La presse rappelle qu'une règle implicite veut que les conseillers fédéraux évitent les conflits d'intérêts entre leur fonction et des associations économiques ou politiques. Dans cet esprit, Moritz Leuenberger fait savoir par son porte-parole qu'il avait quitté l'Association transports et environnement (ATE) avant d'entrer au gouvernement.

 

6) 21 août 04 – Rupture de collégialité – Schengen/Dublin
Devant l'assemblée des délégués de l'UDC, Christoph Blocher indique qu'il ne peut pas défendre les arguments du Conseil fédéral en faveur des accords de Schengen et Dublin puisqu'il s'y est toujours opposé. Mieux, il n'hésite pas à mettre en garde contre «les illusions» que l'exécutif entretient sur cet accord.

 

7) 23 août 04 – Rupture de collégialité – Naturalisations facilitées
Lors du lancement de la campagne du Conseil fédéral en faveur des «naturalisations facilitées», Christoph Blocher se met en marge du projet et se contente d'un service minimum proche du sabotage. A la question de savoir si la Suisse doit assouplir sa réglementation, il se borne à répondre: «C'est au peuple de le dire, pas à moi.» Suite à ces deux violentes ruptures de collégialité en deux jours, le Conseil fédéral rappelle Christoph Blocher à l'ordre dans sa séance du mercredi 25 août, mais renonce à le sanctionner.

 

8) 26 septembre 04 – Refus de commenter une votation – Dénigrement du Conseil fédéral
Au soir du rejet des «naturalisations facilitées», Christoph Blocher, aussi joyeux que désinvolte, refuse de s'acquitter de sa tâche de «ministre en charge du dossier» et de commenter les résultats. «Je ne vois pas pourquoi on fait une conférence de presse», indique-t-il. «Le Conseil fédéral est un gouvernement qui applique les décisions du peuple» ajoute-t-il. Ce mépris pour les positions que le collège dont il est membre avait défendues pendant la campagne est perçu par Pascal Couchepin comme un mépris des institutions. Désormais, il voit dans son collègue «un danger pour la démocratie».

 

9) 9 octobre 04 – Non respect des instances onusiennes – Sabotage du symposium sur l'asile
On apprend que le premier symposium suisse sur l'asile organisé à Berne par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) se déroulera sans Christoph Blocher. Ce dernier n'a pas donné suite à l'invitation du haut-commissaire, Ruud Lubbers. Au contraire, il a fait savoir qu'à son avis le HCR n'avait pas à se mêler de la politique suisse en matière d'asile. Mieux, il a interdit à 17 collaborateurs de l'Office fédéral des réfugiés (ODR) concernés par ce symposium d'y participer. Cette politique de la chaise vide est perçue par les commentateurs à la fois comme un acte de sabotage et un déni de fonction, Christoph Blocher étant en charge du dossier de l'asile.

 

11) 23 novembre 04 – Désinformation – Affaire Achraf
Suite à l' «affaire Achraf», la Délégation des commissions de gestion du parlement (DélCDG) adresse une volée de bois vert à la délégation de sécurité du Conseil fédéral. Elle note de graves manquements dans le contrôle et la coordination des questions de sécurité. S'agissant de Christoph Blocher, elle contredit point par point et de bout en bout les informations transmises trois semaines plus tôt par le conseiller fédéral. Face à la désinformation pratiquée par le chef du Département de Justice et police que la Délégation se voit contrainte de stigmatiser, le malaise des parlementaires est profond.

 

12) 6 décembre 04 – Contestation d'une décision du Conseil national – Budget du secrétariat général
Suite à une décision du Conseil national de réduire le budget de son secrétariat général, Christoph Blocher indique qu'il passera outre. «Puisque c'est comme ça, je paierai ces 700 000 francs de ma poche», affirme le conseiller fédéral, qui suggère ainsi que sa fortune lui permet d'échapper aux décisions des pouvoirs institutionnels.

 

13) 15 décembre 04 – Mépris des instances onusiennes – Invitation laissée sans réponse
A nouveau, Christoph Blocher ne souhaite pas recevoir le haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies, Ruud Lubbers. A ce dernier qui vient de lui faire savoir sa «disponibilité à le rencontrer», il n'a même pas daigner répondre. Le parlement est choqué. Le président de la Commission des affaires étrangères du Conseil national, Erwin Jutzet (PS/FR), qualifie l'attitude du conseiller fédéral d'«inacceptable». Le président de la Commission des institutions politiques du Conseil des Etats, Jean Studer (PS/NE), dénonce un «comportement clairement inopportun».

 

14) 20 décembre 04 – Atteinte à la collégialité - Démolition de l'administration fédérale
Présentant son bilan après une année de gouvernement à la Maison du peuple à Bienne, Christoph Blocher commente sans complexe les chantiers de ses collègues. De plus, il se livre à une véritable démolition de l'administration fédérale, comme s'il en était le seul patron. En sureffectif, déconnectée des réalités, éloignée des citoyens, elle est assimilée à une sorte de vaste atelier protégé. Deux conseillers fédéraux, dont le président de la Confédération, devront intervenir pour calmer le jeu en réitérant leur confiance au personnel fédéral. De plus, lors de la dernière séance 2004 du Conseil fédéral, Christoph Blocher est à nouveau remis à l'ordre pour son manque de collégialité.

 

2005

15) 18 mars 05 – Non respect de l'ordre juridique - Attaque de la Constitution
« Dans ce pays, personne ne doit mourir de faim» estime le Tribunal fédéral qui reconnaît aux requérants d'asile frappés d'une non entrée en matière (NEM) le droit à une aide d'urgence minimale. Cet arrêt qui repose sur l'article 12 de la Constitution désavoue Christoph Blocher, qui entend supprimer toute aide aux requérants déboutés. Pour autant, ce dernier ne s'émeut guère. Si mon projet n'est pas conforme à la Constitution, changeons la Constitution, affirme en substance le «ministre de la Justice» à la stupéfaction des juges et de l'opinion.

 

16) 8 mai 05 – Attaque du système collégial et du Conseil fédéral – Schengen/Dublin
A l'occasion du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, et en pleine campagne de votation sur Schengen, Christoph Blocher prononce dans le village zurichois de Rafz un vibrant éloge des frontières. De plus, il attaque sans ménagement le système collégial. «Je n'ai pas la moindre compréhension pour la déclaration du Conseil fédéral selon laquelle le gouvernement ferait bloc autour d'une décision qui n'a pas été prise à l'unanimité, comme ce fut le cas lors de la conférence de presse sur Schengen» s'insurge-t-il. «La majorité abuse du silence collégial des minoritaires et trompe l'opinion publique, ce qui est du poison pour la démocratie», poursuit-il dans une prise de position qui réduit en fine poudre le principe de base de l'exécutif suisse.

 

17) 2 juin 05 – Non respect de la séparation des pouvoirs – Budget du TF
Lors d'une séance houleuse au Tribunal fédéral (TF), Christoph Blocher exige des juges qu'ils lui présentent des scénarios de réduction de 20% de leur budget. Incompréhension des juges et fureur de leur «ministre» qui semble vouloir les remettre à l'ordre. Publiquement, le président du Tribunal fédéral, Giusep Nay, rappelle avec fermeté que l'interlocuteur du TF en matière budgétaire n'est nullement le Conseil fédéral, mais le parlement.

 

18) 4 juin 05 – Attaque indirecte des traditions au soir des votations – Menace d'incartade
Contrairement à toutes les traditions de l'exécutif suisse, Christoph Blocher ne participe pas à la conférence de presse commentant les résultats des votations bien que son département soit concerné. Le président de la Confédération est seul face à la presse pour commenter l'approbation des accords de Schengen/Dublin et les autres objets. Cette mesure préventive a été prise pour éviter une nouvelle incartade de Christoph Blocher, qui contraint ainsi le collège à modifier ses règles et à reconnaître qu'il ne contrôle pas ses interventions.

 

19) 24 juillet 05 – Rupture de collégialité - Extension de la libre circulation des personnes
Commémorant les 65 ans du «Rapport du Rütli» tenu par le général Guisan en 1940, Christoph Blocher organise une véritable confiscation de l'histoire, alors que la votation sur l'extension de la libre circulation des personnes s'approche à grands pas. Laissant à d'autres orateurs le soin de distiller les propos les plus venimeux contre l'Union européenne (UE) et la politique du Conseil fédéral, il s'autorise néanmoins de nombreuses entorses à l'esprit collégial. Le «ministre de l'Histoire» comme l'appellera joliment la NZZ am Sonntag fait l'éloge de la «neutralité qui nous protège des attaques terroristes», exhorte les Suisses à «retrouver la liberté d'antan» et, surtout, appelle le peuple à «se méfier des alliances toutes faites avec plus grand que soi».

 

20) 1er août 05 – Refus de condamner des troubles de l'ordre public – 1er Août
Conspué par des manifestants d'extrême droite lors de son discours du 1er Août sur la prairie du Grütli, le président de la Confédération, Samuel Schmid, fait courageusement face, mais doit néanmoins s'éclipser avant la fin de la cérémonie entre ses gardes du corps. Drapé dans un silence assourdissant, Christoph Blocher, pourtant responsable de la police et de la justice, refuse de condamner la mise en danger de l'ordre public et l'agression du président de l'exécutif dont il est membre. La presse s'indigne.

 

21) 3 novembre 05 – Annexion d'un nouveau département – démolition du DETEC
Lors du 19e Car Show de Zurich, dans un discours très remarqué, Christoph Blocher s'érige en nouveau chef du Département des transports (DETEC). Dans tous les domaines, rail, routes, infrastructures, taxes, alcoolémie, il prend violemment le contre-pied de la politique conduite par Moritz Leuenberger avec l'appui du collège gouvernemental et la caution de nombreuses votations populaires.

 

22) 11 novembre 05 – Ingérence dans un département – Nouvelle attaque contre le DETEC
Lors des Rencontres nationales de l'UDC à Montreux, Christoph Blocher ne se contente pas de «youtzer». Dans un discours cru et sans inhibition, il fustige naturellement l'Union européenne, mais il attaque aussi une nouvelle fois la politique conduite par le Département des transports, de l'énergie et des communications.

 

23) 6 décembre 05 – Trahison du Conseil fédéral - Affaire Swisscom
L'«affaire Swisscom» secoue le monde politique suisse. Les faits s'établissent. Christoph Blocher a trahi sciemment dans les médias une décision confidentielle du Conseil fédéral, provoquant les conséquences boursières, stratégiques et opérationnelles que l'on sait sur l'entreprise Swisscom. Le parlement est scandalisé. Les enquêtes et les rapports qui suivront seront sans pitié pour le chef de Justice et police.

 

2006

24) 20 mai 06 – Rupture de collégialité – Libre-échange agricole
Dans une grande interview donnée au Tages Anzeiger, Christoph Blocher condamne le projet du Conseil fédéral d'accord de libre-échange agricole avec l'Union européenne. «Il causerait non seulement un important préjudice aux paysans, mais risque aussi, plus globalement, de péjorer la qualité de vie», déclare-t-il. Joseph Deiss et Pascal Couchepin réagiront vivement dans les jours suivants.

 

25) 8 juin 06 – Non respect de la séparation des pouvoirs – Attaque du Ministère public
En conflit ouvert avec le procureur de la Confédération, Valentin Roschacher, Christoph Blocher lance un «examen extraordinaire» des activités du Ministère public de la Confédération (MPC). «C'est une immixtion inacceptable du politique dans les affaires judiciaires», déclarent plusieurs parlementaires dont le conseiller aux Etats Dick Marty (PLR/TI), ancien procureur tessinois. Cet «examen» conduira à différentes accusations contre le procureur qui finira par démissionner. Par la suite, une enquête le blanchira.

 

26) 12 juillet 06 – Mensonges au Conseil des Etats et atteinte à la séparation des pouvoirs – Affaire des Albanais
Dans un rapport de 45 pages accablant, la Commission de gestion du Conseil des Etats accuse Christoph Blocher d'avoir menti sciemment le 29 mars à Zurich en traitant de criminels deux Albanais présumés innocents. La commission souligne que le conseiller fédéral a d'abord nié ses propos devant le Conseil des Etats, avant d'être confondu par des preuves vidéo. Elle adresse donc un triple blâme au «ministre de la Justice», pour avoir menti au sénat et pour avoir violé le principe de la présomption d'innocence, ainsi que celui de la séparation des pouvoirs.

 

27) 12 septembre 06 – Tentative de censure de la TSR – Emission «Infrarouge»
Christoph Blocher tente de censurer puis d'empêcher la diffusion de l'émission «Infrarouge», fâché par des caricatures qu'il estime raciste et de nature à porter atteinte à son image. La Télévision Suisse romande (TSR) résiste aux pressions pourtant violentes. L'opinion publique s'inquiète d'une tentative de censure perçue comme totalement inacceptable et étrangère aux mœurs du Conseil fédéral.

 

28) 4 octobre – Critique de l'ordre juridique suisse – Norme pénale antiraciste
A Ankara, Christoph Blocher critique ouvertement l'ordre juridique suisse, en affirmant que la norme pénale antiraciste instaurée par l'article 261 bis du Code pénal lui fait «mal au ventre». Soigneusement préparée et médiatisée, cette déclaration représente la première attaque d'une loi suisse à l'étranger de la part d'un conseiller fédéral en exercice.


Depuis s'y ajoutent:
- le fait d'avoir outrepassé ses compétences lors de la démission du procureur général de la Confédération
- le fait d'avoir une nouvelle fois critiqué les décisions de la CRA. (février 2006)
C'est-à-dire : critiquer des juges, leur reprocher leurs exerciste,
et par-là même remis en cause la séparation des pouvoirs.

 

16 novembre 2006
ACOR SOS Racisme Communique
Luttons contre le racisme qui menace la démocratie.
Halte aux abus de l’UDC.
 

 

Aujourd’hui l’UDC invoque la démocratie mais elle la réfute en même temps lorsqu’elle demande :
• la résiliation de la Convention contre le racisme car sa ratification n’aurait pas été votée,
• la dissolution de la Commission fédérale contre le racisme (CFR) car sa formation n’aurait pas été votée,
• la suppression de la norme pénale contre le racisme. Son adoption a été votée.
Rappel :
• En Suisse, dès 1989 le consensus s’est formé pour combattre le racisme et ratifier la Convention de l’ONU contre ce fléau. Si la CFR et la norme pénale étaient nécessaires à l’engagement que prenait la Suisse devant l’ONU, ces deux outils étaient - et restent - évidemment indispensables. La répression (norme pénale) et la prévention sont les deux volets de l’action contre le racisme. Comment préparer la prévention ? Ce sont les commissions fédérales comme la CFR qui travaillent à de tels projets. Elles sont représentatives de toutes les composantes de la population.
• L’adoption de la norme pénale était soumise à référendum. Le débat eut lieu, la majorité des citoyennes et des citoyens l’ont adoptée en connaissance de cause. L’UDC  semble aujourd’hui l’oublier. Elle semble oublier que Christoph Blocher ne s’était pas opposé à la norme pénale et que le parlement avait décidé démocratiquement de ne pas soumettre au référendum la ratification de la Convention !
L’essentiel :
Le nombre des agressions racistes augmente. Les centres de consultation enregistrent un nombre croissant de refus d’embaucher ou de servir des personnes de couleur, de leur attribuer un logement. Les passages à l’acte spontanés commis contre des inconnus se multiplient. Les animosités se renforcent dans les quartiers populaires, les entreprises, les transports publics. Le racisme empoisonne une société qui se défait. Faut-il le préciser ? Nombre de ses victimes sont suissesses.
La situation s’est nettement détériorée depuis 1995 (Adoption de la norme pénale,  ratification de la Convention, la formation de la CFR, création d’ACOR SOS Racisme).
L’insidieuse propagande raciste et xénophobe de l’UDC blochérienne a contribué à cette situation. Elle a recours à la rumeur, à l’image, à la manipulation de fantasmes et de préjugés. Elle attise les tensions entre Suisses et prétendus étrangers.
Elle demande le retrait de la norme antiraciste au motif que l’antiracisme menacerait la liberté des Suisses d’exprimer leur peur des étrangers.
Les indicateurs sont tous au rouge : c’est bien le racisme qui prend des proportions inquiétantes.
Partis démocratiques, société civile, autorités doivent s’unir contre cette dérive.
Une volonté politique forte doit stimuler clairement la prévention du racisme.
 

ACOR SOS Racisme
Pour information
Karl Grünberg
022 321 88 21