Gratuite
"un stand de gratuité" Le BABEL'KIOSK et son BABEL'CAFÉ les 2, 3, 4 mai 2006 de 9 heure à 18 heures (dans le hall central, boulevard du pont d'Arve 40) (à deux pas de la plaine de Plain-Palais) "un stand de gratuité" Avec aménagement d'une salle voutée sous les deux grandes volées d'escalier pour tribunes, lectures notamment et accueil de classes d'enfants qui ne sont pas encore rentrés dans l'université et le 3 mai à 16 heure, toujours à l'Unimail, en avant-première "BABEL' BOOKS" (Paroles de Babel) film de Franck Vacheron, tourné à la Bibliothèque Interculturelle de la Croix-rouge de Genève, avec l'appui des Services culturels de la Ville de Genève. Ce film tourné lors d'un atelier de conversation en "français" incite des apprentis-francophones et des usagers de la Bibliothèque interculturelle à livrer des passages entre culture d'origine et langue qu'ils cotoîent récemment. L'atelier et le film pourraient se résumer par cette phrase: "Je t'offre ces mots d'où je viens:..........".
"BABEL'BOOKS" ou (PAROLES de BABEL) Film tourné à la Bibliothèque Interculturelle de la Croix-Rouge de Genève. Le 3 mai à 16 heure, entrée libre et gratuite, mais venez à l'heure le film ne dure qu'une demie-heure Unimail, Genève. Commentaire qui commence le film BABEL'BOOKS en voix off " Il est des endroits dans lesquels la mondialisation est déjà effective. Des endroits dans lesquels les hommes et femmes sont ensemble avec leurs origines différentes, leurs cultures différentes, leurs langues différentes. Il s'agit là de collecter quelques bribes de cette réalité. Dans cette bibliothèque unique, puisque s'y trouvent des ouvrages de plus de 200 langues..." notes de tournage - pistes non utilisées dans le film BABEL'BOOKS - 2 "... La division entre les hommes vient du langage. Les hommes sont divisés depuis qu'ils peuvent dire "JE". Quand ils disent :" j'ai faim", ils disent:" je suis différent des autres par ma faim;" Les animaux parlent de leurs besoins, désirs, peurs... mais ils ne se dissocient pas; ils ne dissocient pas un "JE" des autres et de la Nature. Ils vient et s'expriment d l'intérieur. ils ne se voient pas entrain de dire. L'Homme en découvrant le JE s'est isolé du reste de la Création et de ses propres semblables. Dieu n'a pas semer la discorde en multipliant les langues de ses enfants. Il lui a suffit de leur apprendre un mot: "JE"..." 3"... Comme lors du tournage à Zone Bleue, dans l'Université Ouvrière de genève, j'ai assisté plusieurs fois dans la Bibliothèque interculturelle de la Croix-Rouge genevoise (qui indéniablement fait un travail fantastique, ce qui devrait lui valoir un emplacement, un fonds d'ouvrages et des moyens beaucoup plus conséquents) à des scènes de refus face à des personnes qui souhaitaient apprendre le Français. En effet, environ 350 personnes par an (sources: dames de l'accueil) se voient refusés l'accès aux cours à l'UOG (qui n'a d'ailleurs pas de bibliothèque!) et autant à peu près à la bibliothèque interculturelle! Qui sont-ils? Ce sont des ouvriers qui habitent ici depuis des années dans un milieu qui ne favorisent pas l'échange en Français,; ce sont des femmes au foyer; ce sont des chercheurs d'emploi, des requérants d'asile, des familles de fonctionnaires internationaux, des étudiants, des familles d'employés de multinationales , ce sont des Suisses qui changent de canton, ce sont des réfugiés ... Bien sûr, il y a des cours privés pour ceux qui pourraient se l'offrir. Mais alors que l'on brandit des concepts bien compliqués, ou des parades prestigieuse inutiles comme l'office de la francophonie, des femmes et des hommes ne parviennent pas à obtenir l'apprentissage de la langue pratiquée dans leur cadre de vie, ici à Genève. Et ceci malgré les professeurs de bonne volonté de la bibliothèque Interculturelle ou de l'Université Populaire . Les effectifs manquent, les salles de classes, et même une réelle coordination de cette pédagogie de base. Il ne s'agit pas de contrôler l'enseignement ou de le labeliser, il s'agit juste d' ouvrir des lieux pour parler le français, pour apprendre les bases et converser. Pas besoin de sortir de Hautes écoles pour animer ces ateliers. Vous y verrez des apprentis-francophones motivés avec des histoires de vie riches et fortes. Dernièrement , un ami Suisse installé en Allemagne et demandeur d'emploi, s'est vu proposé des cours d'Allemand gratuit par l'agence pour l'emploi. C'est une mesure qui paraît normale quand elle est appliquée..." 4"... Les élèves ici ne sont pas des enfants . ils sont porteurs de leurs cultures; Ils ont migrés; On ne se déplace pas volontiers. Il y a eu pour certains de la douleur. Elle imprègne leurs regards, leurs sourires. Mais ici on en parle pas; on se construit une vie avec un nouveau langage. et il y a toujours des fous-rires à se retrouver à bredouiller des sons inconnus jusqu'alors aux côtés de personnes d'un âge respectable qui ont tout autant de mal à articuler des bizarreries du français. www.extraitdinventaire.com ..." 5"... Pour les nouveaux arrivés, apprendre langue, us et coutumes et tenter d'oublier son passé? S'intégrer en laissant derrière soi ce que l'on était? Se couler dans le moule? La tentation existe chez les nouveaux migrants. Les douleurs de l'exil favorisent l'amnésie. Avancer, avancer dans ce nouveau territoire avec ses lois, oublier, oublier , mimer les comportements. A devenir un de ces "Immémoriaux" décrits par Victor Segalen. Avancer; avancer avancer vers les autres, pour ne pas s'isoler, se racornir, s'atrophier; mais élaguer ce qui ne passe pas ici: une franchise, un geste, un contact physique.., Avoir une appétence sociale, mais tout en réserves, en observations, en assimilation des protocoles .... Comment faire pour que la conjonction de plusieurs cultures soit une richesse, un apport, un atout dans sa nouvelle vie? Connaitre deux ou trois langues, les pratiquer pour que passe la connaissance de l'autre; Faire admettre que dans une communauté, la culture collective est modifiée par l'apport de chaque nouveau membre..." 6"... Une langue unique et seulement véhiculaire est pauvre en nuances. L'anglais utilitaire utilisé partout est sensible dans les nuances de ses solécismes et barbarismes, ses inventions vernaculaires, dans sa fabrication argotique. Il est vivant dans ses silences, et les sourires, les grimaces, les gestes et les approximations qu'il occasionne. Il n'est pas précis dans les mots. Il est précis dans ses erreurs, dans ses nouvelles combinaisons, et les accents inattendus. Il horripile les puristes (voir " l'Inglish " pratiqué par des millions de personnes). Il est fluide chez ceux qui font l'effort vers l'autre parce qu'ils ont le désir de la rencontre..." 7"... Babéliades". Cela commence par un barbarisme. Babel, Babéliades, les rencontres autour des langues, langues en libre circulation, de chacun, de partout. Sous les auspices de la ville biblique de Babel, là où personne ne se comprend. Là où les mots ont la force de diviser les hommes. pourquoi Dieu voudrait il diviser les hommes? pourquoi les rendre incompréhensibles les uns des autres, de quoi se mêle t il? Pourquoi punir sa propre création? peut il avoir une telle force de destruction? pourquoi cette fois ci, interviendrait il sur la destinée de l'humanité? Parce qu'Il aurait été vexé que ces petites créatures tentent de le supplanter? De quoi se mêle t il? Babel, ça ne tient pas debout..." 9:.. Franck VACHERON, avril 2006 Iconographie Exemple de stands photos et coupure de presse - Stand d'observance, PARC à Paroles, manège de chevaux percés, stand de tir à la sarbacane, Stand à paroles, stands de gratuité. schéma stand " A l'heure où les biens publics, les services communautaires, le patrimoine culturel des régions, des états, les réseaux collectifs, enfin tout ce qui appartient à tous, est vendu, bradé, donné à la gestion du privé, je trouvais que l'artiste pouvait, à contre-courant, rendre service; qu'il était de son rôle d'être public. C'est pourquoi les stands de gratuité ont cette vocation: se donner, rendre un petit service public, offrir une information, conférer un éphémère patrimoine immatériel à l'acte, gratuitement, sur le domaine public." NA, mars 2006
PAROLE GRATUITE BABELIADES 2006 L’espace que je propose est aménagé dans l’allée principale de l’université de Genève. Cet espace est composé d’un stand et d’une salle voutée.Le stand se trouve au centre des deux volées d’escalier. Et la salle voutée est l’arcade sous les escaliers qu sera fermée sommairement sur ces deux côtés. Le stand est un lieu de rencontres, d’informations et d’exposition. Il est comme en extérieur. Il sert d’antichambre à la salle voutée. La petite salle voutée est un lieu de calme, comme un intérieur. Elle devra recevoir des classes d’enfants . Le rituel des trois rendez-vous quatidiens pendant les Babeliades se tiennent dans la salle voutée pour ce qui est des " tribunes " en fin de matinée, et des " lectures publiques " en fin de journée, et devant le stand pour ce qui est des " rencontres informelles " avec des intervenants des Babéliades. Les contes, les projections de film sont bin sûr
dans la salle voutée. Le 3 mai est une journée de formation
. Mais une permanence accueille tout de même les passants. STAND à PAROLE GRATUITE : Le résultat (compte-rendu visuel et textuel) visible à partir de septembre 2006 sur www.mise-a-jour.net. Babéliades et formation Lecteurs plurilingues, livres et espaces médiateurs. Les journées de cette année vont à la fois approfondir la réflexion et donner la parole aux praticiens ayant développé des projets novateurs. Ils les présenteront " en grandeur nature " pendant deux jours de Babéliades en animant des ateliers. Et tout cela, avec l’apport de l’écrivain Vassilis Alexakis - qui passe et repasse du grec au français et réciproquement- et de la sociolinguiste Marinette Matthey - qui nous donnera le point de vue de la recherche dans le domaine . Ils seront là lors de la journée de formation avec des grands témoins, ces parents, hommes et femmes qui ont besoin de se ressourcer à leurs premières langues pour mieux se lancer dans l’aventure de celles qu’ils ont trouvée ici. Ces enseignants, bibliothécaires, éducateurs qui cherchent la rencontre, le passage, le frottement d’une langue à l’autre à travers le livre ; toutes et tous vont échanger autour d’une table ronde leurs pratiques et leurs expériences. Babéliades : pratiques sociales plurilingues et pluriculturelles autour des livres et de la langue écrite nées en 2004 lors de la journée de formation CREOLE Espaces de lectures plurilingues. Les Babéliades renaissent au printemps pour affirmer que notre société linguistiquement et culturellement plurielle doit réfléchir aux connaissances et aux compétences de ses membres afin d’en faire des ressources. En les reconnaissant, la société élargit l’horizon de tous et fortifie un sentiment commun d’appartenance (C. Perregaux, 2004). PROGRAMME : Babéliades et formation Lecteurs plurilingues, livres et espaces médiateurs La langue maternelle serait-elle la première langue étrangère qu’on apprend ? Conférence de V. Alexakis (Bibliothèque de la Cité) 8h30-9h15 : Accueil 9h15 : Présentation journée Jean-Louis Sagot-Duvauroux De la gratuité Par tradition, la «culture de la gratuité» est associée à l’envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d’émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd’hui de puissants effets de brouillage. Le développement d’Internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités. Les stratégies marketing annexent sans complexe l’attrait du mot «gratuit». Les télévisions ou les journaux «gratuits» sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l’école publique ou l’assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l’horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question? À quel prix peut-on encore dire avec Bruce Sterling: «Gratuit comme l’air, l’eau... gratuit comme la connaissance»? Jean-Louis Sagot-Duvauroux tente de répondre à ces questions et propose une éthique de la gratuité. Livre payant, texte gratuit BABEL KIOSQUE ou Babéliade café Mai 2006, un STAND DE LA PAROLE GRATUITE,
un kiosque de la Gratuité est installé dans l’UNIMAIL,
l’Université de Genève.
3 mai : Babéliades et formation - Conférences 9h 30- 10h15 : Langue maternelle, langue d’adoption : le voyage de moi à l’autre V. Alexakis, romancier 10h45-11h30 : Littératie et plurilinguisme- M. Matthey, sociolinguiste Table ronde - 11h45- 12h30 Dans l’aventure des langues : quel plaisir et quel besoin de lire dans une autre langue ? Ateliers - 14h-15h30
4 mai : Babéliades Les ateliers continuent Mona Chollet et Thomas Lemahieu, Périphéries, revue en ligne www.peripheries.net en avant-première " BABEL' BOOKS" (Paroles de Babel) film de Franck Vacheron, tourné à la Bibliothèque Interculturelle de la Croix-rouge de Genève, avec l'appui des Services culturels de la Ville de Genève. Ce film tourné lors d'un atelier de conversation en Français incite des apprentis-francophones et des usagers de la Bibliothèque interculturelle à livrer des passages entre culture d'origine et langue qu'ils cotoîent récemment. L'atelier et le film pourraient se résumer par cette phrase: Je t'offre ces mots d'où je viens:..........". "BABEL 'BOOKS ", film d'une trentaine de minutes, disponible en prêt gratuit, à la Bibliothèque Interculturelle de la Croix-Rouge de Genève (50 rue de Carouge) et à la Bibliothèque Universitaire de Genève . " Sans doute du fait de mon mode de vie, mais aussi comme par respect à une promesse d'engagement, mes films documentaires reflètent intîmement la mondialisation: celle des visages, celle des signes du quotidien: " Qui fait Quoi" ( F.S.M. Porto Alegre), "Zone Bleue", " L'Arbre à Livres" de "NOTRE MONDE EST POSSIBLE" et aujourdhui "BABEL'BOOKS" sont autant de panels de portraits d'origines extrêmement variées. Autant de négations des frontières; Autant de richesses d'accents, de paroles dont on comprend le sens même si l'on ne comprend pas les mots. Cette mondialisation juridiquement défaillante: celle des personnes humaines, et qui est pourtant réalité. Avant d'amorcer les méthodes pour conforter l'apprentissage du multiculturel, il faut se demander deux choses: quelle est ma culture, et qu'est ce que je veux? préfère t on un seul ordre ou un monde dans lequel s'épanouit la complexité? sommes nous prêts à admettre l'un ou l'autre ? Admettre la complexité est , pour moi, une réalité, une évidence, J'ai plaisir à entendre des langues inconnues. Ce qui ne passe pas par des sens littéraires trouve d'autres chemins, plus sensuels, plus intuitifs, des chemins à défricher par l'éveil. tous les jours à Genève, il est courant de croiser des copains Philipins qui rigolent de tout, des voisins germanophones qui me parlent en français mais se parlent en Allemand, des Tessinois qui chantent le Suisse avec douceur. Et à la question de sa propre culture dans un milieu multiculturel, comment ne pas faire référence aux regards de Michel Leiris, et de Victor Ségualen (et même Levi-Strauss) qui firent bifurquer la considération envers l'autre, le différent, l'exotique et commencer à admettre qu'aucune fusion ne pourra plus être homogène. NA mai 2006 Remerciements : Créole / avec l'appui du Département des Affaires culturelles de la Ville de Genève. Collaboration : Bibliothèques Municipales de la Ville de Genève, le secteur des langues et des cultures - DIP
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